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Contraception, libération ? Responsabilité, Humanae Vitae, sainteté.


Contraception, libération ?

Parentalité, responsabilité, Humanae Vitae, sainteté.


Ça y est, j’ai enfin fini d’écrire cet article, si important à mes yeux. Merci à Caterina, Marie, Maÿlis et Sophie qui m’ont aidé à écrire cet article et à le rendre le plus juste possible, avec leurs expériences d’épouses, de mères et de médecins pour certaines.


J’ai d’autant plus voulu écrire cet article car je me rends compte que beaucoup de personnes (dont des catholiques pratiquants aussi) ne connaissent pas la maternité et paternité responsable et ne sont pas sûrs de la position de l’Eglise concernant la contraception et le nombre d’enfants. En réalité, beaucoup ne savent pas qu’en effet, il est possible de connaître précisément et même scientifiquement les moments où l’on peut favoriser ou non une naissance. Un autre article avec quelques témoignages de couples complétera celui-ci ! D'ors et déjà, je vous encourage vraiment tous à rejoindre ce groupe Facebook Méthodes naturelles, très bienveillant et une vraie mine d'or !


C’est un sujet qui est toujours abordé dans la préparation au mariage mais on peut vraiment s’y intéresser même avant même d’être concerné et c’est d’autant mieux ! Le fait d’être mariés rend ce sujet d’autant plus concret alors c’est toujours positif d’y avoir réfléchi en tant que célibataire et fiancé. Voilà les quelques références à lire / à connaître sur le sujet, notamment ce groupe Facebook qui est une mine d'or donc, l'encyclique Humanae Vitae : à trouver ici sur le site du Vatican, sur l'appli IPieta ou encore en librairies religieuses et enfin : une conférence mémorable et excellente du Cardinal Sarah, "Humanae Vitae, voie de sainteté" donnée en août 2018, pour les 50 ans de l'encyclique Humanae Vitae. J'ai partagé le PDF sur mon Drive, voilà le lien.


Donc, que pense l’Eglise de la contraception ? Si l’on ne veut pas quinze enfants et que l’on est catholique, comment fait-on ? Qu’est-ce qui différencient les méthodes naturelles de régulation des naissances de la contraception ? Qu’est-ce que la paternité responsable ? Qu’est-ce que l’encyclique Humanae Vitae ?




Eglise & contraception

Alors, l’Eglise a-t-elle peur de l’amour et de la sexualité ? Non, non et non ! L’Eglise s’intéresse à cela et trouve cela beau et même magnifique. Et la contraception alors, pourquoi cette position, que certains jugent si bornée et dépassée ? Très bonne question, qu’il faut chercher à comprendre et à approfondir car notre Foi ne pourra en être que plus grande.


Eh bien, l’Eglise souligne la capacité de chaque couple à construire une relation fondée sur l’amour et le don de soi. L’union charnelle est une communion complète des personnes : cœur, corps et âme et aussi une ouverture à la fécondité, à la vie. La contraception (quelle qu’elle soit) sépare artificiellement les deux significations de l’acte conjugal : l’union et la procréation, c’est-à-dire la communion des personnes et l’émergence d’une nouvelle vie. C’est bien là le problème justement : que ces deux choses soient séparées.


De plus en plus, nous entendons parler dans l’actualité et les médias sociaux des contraceptifs et des violences qu’ils engendrent. J’en cite rapidement quelques-unes et je vous conseille aussi de creuser le sujet par vous-mêmes !


La première chose qui me semble important à considérer est que la contraception a des conséquences négatives affectives et psychologiques pour la femme. Ce qui me paraît totalement incroyable est qu’à l’heure où on prône la liberté de la femme et un féminisme exacerbé… La femme devrait justement être soumise à une pilule ou un stérilet et gérer seule la fertilité alors que c’est quelque chose qui se vit à deux : il faut être deux pour faire (ou non) un enfant, non ?


Ensuite, les dégâts sur la santé de la femme refroidissent aussi beaucoup, je trouve. Comme les dérèglements hormonaux et tous les effets secondaires de la pilule, sans parler des scandales qui éclatent régulièrement ou encore l’augmentation des risques de grossesse extra-utérine (qui peuvent devenir des urgences vitales !) si la femme a un stérilet.


Certains contraceptifs sont encore moins anodins. En plus d’une action contraceptive (par l’inhibition de l’ovulation et donc l’inhibition de la fécondation), certains contraceptifs (stérilet DIU au cuivre et potentiellement tous les contraceptifs hormonaux) ont la capacité de rendre l’endomètre impropre à l’implantation d’un embryon (si un embryon avait été conçu, ce qui est toujours possible). On peut donc dire que ces contraceptifs sont aussi anti-nidatoires, ou contragestifs, ou ont une action abortive précoce.


Les dégâts sur l’environnement sont impressionnants : certaines espèces disparaissent, comme certains poissons qui deviennent tous « femelles » à cause des œstrogènes rejetés dans la nature…



Le paradoxe de la contraception

ou la corrélation entre contraception et avortement...

Contrairement à ce que l’on peut croire, la corrélation entre contraception et avortement est forte. Tout comme la corrélation entre la ceinture de sécurité au volant et les accidents de la route… Cela ne me paraît pas si étonnant, si l’on se croit en toute sécurité, on prend plus de risques, non ?


L’agence nationale de santé publique, qui dépend du Ministère de la Santé est très claire et on peut lire dans un article sur leur site internet : « Depuis 1975, en France, malgré une prévalence contraceptive élevée et fortement médicalisée, le nombre d'IVG n'a pas baissé. »


Cet article de 2004 est aussi intéressant et s'intitule « Pourquoi le nombre d’avortements n’a-t-il pas baissé en France depuis 30 ans ? » : « Alors que 4 grossesses non prévues sur 10 (41%) se terminaient par une IVG en 1975, c’est le cas de 6 sur 10 aujourd’hui (62%). La tendance semble particulièrement marquée chez les très jeunes femmes : en dépit d’une baisse significative des conceptions, elles recourent plus souvent à l’IVG depuis une dizaine d’années. »


Cet article très intéressant est paru sur le site internet Généthique, le premier site d’actualité bioéthique. Je mets ici quelques courts extraits et je vous encourage vivement à le lire (et le faire lire).


" « La contraception permettrait d’éviter les grossesses non désirées et, en conséquence, les avortements ». Cet argument, qui a soutenu la politique des gouvernements successifs depuis l’adoption des lois Neuwirth et Veil, n’est pas confirmé par les données statistiques qui révèlent au contraire une corrélation proportionnelle entre taux de contraception et d’avortement."


" Alors que des États dans lesquels la contraception est largement diffusée (comme la France) connaissent toujours un nombre élevé d’avortements, d’autres qui ont moins recours à la contraception, sont parvenus à contenir voire réduire considérablement ce nombre. "


" Or en France, non seulement le nombre d’avortements ne baisse pas mais il a tendance à augmenter : il est passé de 206 000 en 2003 à plus de 216 600 en 2013 selon l’INED (l'Institut National d'Etudes Démographiques) ; dans la même période, le taux d’avortements, c'est-à-dire le nombre d’avortements pour 1000 femmes en âge de procréer, est passé de 14,2 à 15,3‰, voire même à plus de 18‰ en Ile-de-France."


" Il y a ainsi une corrélation entre taux de contraception et d’avortement. Cela s’explique par le fait que la majorité des femmes qui ont recours à l’avortement étaient sous contraception lorsqu’elles sont tombées enceinte. En France, l’Inspection générale des affaires sociales observait en 2010 que « 72% des IVG sont réalisées sur des femmes qui étaient sous contraception, et dans 42 % des cas, cette contraception reposait sur une méthode médicale, théoriquement très efficace (pilule ou stérilet) ». Les chiffres sont comparables au Royaume-Uni. "



" L’utilisation massive de la contraception, comme de toute autre technologie, donne l’illusion de contrôler la nature et de pouvoir éviter les conséquences naturelles d’une relation sexuelle. Dès lors, l’éducation sexuelle à l’école est inadaptée lorsqu’elle réduit le sens de la responsabilité à l’usage de la contraception et du préservatif. Enseigner qu’une sexualité responsable consiste principalement dans l’usage de moyens techniques permettant d’éviter d’avoir à assumer les conséquences naturelles de ses actes est une forme d’éducation à l’irresponsabilité. "


" Ce « paradoxe de la contraception » explique aussi pourquoi l’avortement augmente en particulier chez les jeunes qui auraient surtout besoin d’une éducation à la responsabilité. L’exemple d’autres pays européens montre que c’est possible. "



Terminons cette partie sur Eglise & contraception. Cette médicalisation dépossède les couples de ce qui leur appartient : la gestion de leur intimité et de leur fertilité. Enfin, en défendant la morale conjugale dans son intégralité, l’Eglise sait qu’elle contribue à l’instauration d’une civilisation vraiment humaine. Elle engage l’homme à ne pas abdiquer sa responsabilité et défend par là même la dignité des époux.




La vie & la parentalité responsable

L’Eglise affirme que la vie est une valeur fondamentale. Les époux sont appelés par Dieu à participer à Son amour et à Son pouvoir de Créateur et Père grâce à leur coopération, libre et responsable, afin de transmettre le don de la vie humaine. C’est beau et c’est grand, Dieu a voulu coopérer avec nous, personnes humaines toutes petites par rapport à Lui et ô combien limitées !


Oui, l’Eglise loue la famille nombreuse mais se garde bien d’en donner une définition. Les enfants sont le don le plus excellent du mariage et ils contribuent grandement au bien des parents eux-mêmes. Dieu lui-même a dit : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul » (Genèse 2,18). Il a donné à l’homme et la femme une participation spéciale dans son œuvre créatrice. « Dès lors, un amour conjugal vrai et bien compris, comme toute la structure de la vie familiale qui en découle, tendent, sans sous-estimer pour autant les autres fins du mariage, à rendre les époux disponibles pour coopérer courageusement à l’amour du Créateur qui, par eux, veut sans cesse agrandir et enrichir sa propre famille. » CEC n° 1652

C’est pourquoi, parmi « ceux qui remplissent ainsi la tâche que Dieu leur a confiée, il faut accorder une mention spéciale à ceux qui, d’un commun accord et d’une manière réfléchie, acceptent de tout cœur d’élever dignement même un plus grand nombre d’enfants ».


En février 2019, lors d’un entretien à la radio de février 2019, Monseigneur Aupetit évoque justement la paternité responsable. Il rappelle que la paternité concerne aussi bien la mère que le père. Exercer sa paternité est la mise en œuvre d’une vie. C’est la capacité à être coopérateur de Dieu pour transmettre la vie et être éducateur. En tant qu’Homme, nous avons la capacité de discerner si nos actes sont bons ou mauvais. C’est donc librement et en conscience que les époux choisissent d’accueillir des enfants.



Dans cet entretien, Monseigneur Aupetit dit qu’il faudrait plutôt se poser la question de : «comment accueillir la parentalité ?» C’est en fait très intéressant comme nuance.

En effet, l’enfant ne naît pas seulement du désir des parents d’accueillir un enfant mais de leur volonté de l’aimer. Même si il n’est pas attendu, les époux doivent se laisser surprendre par l’émergence de la vie. Ce n’est pas désirer un enfant comme on désire une voiture, pour satisfaire les parents. La parentalité, ce n’est pas seulement une programmation, c’est l’exercice de la responsabilité de l’accueil de la vie. Même si ce n’était pas prévu pour des raisons valables mais que l’enfant vient, les époux se doivent de l’accueillir comme si c’était un don, car cela en est un ! Monseigneur Aupetit insiste à de nombreuses reprises que le plus important est que l’enfant soit aimé.


Il ne dit pas non plus que ça doit toujours être une surprise mais qu’il ne faut pas non plus tomber dans le projet parental. C’est à dire, faire des plans pour l’enfant, tout contrôler («ce serait parfait qu’il naisse tel mois / à telle saison !» «en naissant à telle date, il gagne un an d’école !» etc) : un enfant grandit pour lui-même avec ses richesses et ses talents. Et il conclut en rappelant que la fécondité ne concerne pas seulement les enfants. C’est apporter au monde quelque chose de l’amour de Dieu.




Humanae Vitae

Concernant Humanae Vitae, il est important de préciser le contexte avant tout. Il est significatif de noter que cette Encyclique qui voulait répondre au problème spécifique de la légitimité ou non de la contraception artificielle porte ce titre : "Humanae Vitae" = de la vie humaine. Au cœur de l'année 1968, où plusieurs parlaient de "révolution sexuelle", c'est-à-dire de la soi-disant sexualité "libérée" du "fardeau" de la transmission de la vie…


Le Pape Paul VI a osé courageusement aller à contre-courant. Avec une grande Foi et une grande docilité à l’Esprit Saint, il a réaffirmé au monde entier « que l’Eglise ne peut enseigner autre chose que ce qu’elle a reçu du Christ : la vérité révélée, qui est la seule voie de bonheur et de sainteté pour les hommes. » (Cardinal Sarah).


Paul VI réaffirme donc que le très grave devoir des époux est de transmettre la vie humaine, et que leur sexualité ne peut pas être dissociée de l'ouverture à la vie. En s'adressant tout de suite aux époux, il affirmait implicitement, en même temps, que l'exercice de la sexualité n'est légitime que dans le cadre du mariage.


Paul VI tient à préciser que le Magistère de l'Eglise est compétent pour donner avec autorité une réponse à ces questions qui relèvent de la loi naturelle - et donc concernent tous les hommes. Jésus, en donnant autorité à Pierre et aux Apôtres, les a constitués gardiens et interprètes authentiques de toute la loi morale, dont la Loi Naturelle. Paul VI, après avoir fait appel à une Commission de spécialistes, et après mûres réflexions et prières assidues, a donné une réponse que Jean-Paul II considère comme définitive.


Il évoque les difficultés de notre temps, comme le développement démographique rapide qui fait craindre à certains la surpopulation et le risque de famine pour les pays pauvres, les conditions de travail et de logement, les difficultés économiques et éducatives qui rendraient très difficile l'éducation de nombreux enfants. D’autres sujets sont abordés : le changement de mentalité concernant la vocation de la femme et l'amour conjugal dans le mariage et enfin, les progrès techniques de l'humanité capable de toujours mieux maîtriser et organiser les forces de la nature, y compris la nature humaine et la transmission de la vie.



Un tel constat fait donc naître de nouvelles questions : « Etant données les conditions de la vie moderne, étant donnée la signification des relations conjugales pour l'harmonie entre les époux et pour leur fidélité mutuelle, n'y aurait-il pas lieu de réviser les règles morales jusqu'ici en vigueur, surtout si l'on considère qu'elles ne peuvent être observées sans des sacrifices parfois héroïques? » Réponse dans les paragraphes suivants !



L’amour conjugal

Paul VI rappelle que l’amour conjugal est un amour humain, c’est-à-dire à la fois sensible et spirituel. C’est un acte de volonté libre. Un amour total sans réserves ni calculs égoïstes. Un amour fidèle et exclusif jusqu’à la mort. Un amour fécond.



Définition qui se trouve dans l’Encyclique :

« Par rapport aux conditions physiques, économiques, psychologiques et sociales, la paternité responsable s'exerce soit par la détermination réfléchie et généreuse de faire grandir une famille nombreuse, soit par la décision, prise pour de graves motifs et dans le respect de la loi morale, d'éviter temporairement ou même pour un temps indéterminé une nouvelle naissance.


La paternité responsable comporte encore et surtout un plus profond rapport avec l'ordre moral objectif, établi par Dieu, et dont la conscience droite est la fidèle interprète. Un exercice responsable de la paternité implique donc que les conjoints reconnaissent pleinement leurs devoirs envers Dieu, envers eux-mêmes, envers la famille et envers la société, dans une juste hiérarchie des valeurs.


Dans la tâche de transmettre la vie, ils ne sont par conséquent pas libres de procéder à leur guise, comme s'ils pouvaient déterminer de façon entièrement autonome les voies honnêtes à suivre, mais ils doivent conformer leur conduite à l'intention créatrice de Dieu, exprimée dans la nature même du mariage et de ses actes, et manifestée par l'enseignement constant de l'Eglise. »



Grâce aux méthodes d’observation du cycle (MOC), l’homme accompagne les périodes de fécondité ou d’infécondité de son épouse, ce qui l’implique. Les méthodes naturelles doivent provoquer un vrai dialogue dans le couple. Dans Amour et Responsabilité, Karol Wojtyla, avant de devenir le pape Jean-Paul II, affirme que les MOC ne peuvent être admises que sous certaines réserves. La principale d’entre elles concerne l’attitude à l’égard de la procréation. La continence périodique ne peut s’accompagner du refus total de procréer. Cependant, le seul fait que les parents ne désirent pas avoir d’enfant au moment donné ne supprime par leur disposition générale à procréer. Les MOC doivent permettre au couple d’agir en conscience, de dialoguer à chaque cycle et d’être amené à revoir leurs projets d’enfants (dans un sens ou dans l’autre). En ayant recours à la continence périodique, on ne peut pas dire que les époux ne veulent absolument pas être père ou mère puisque ils ne l’excluent pas de manière totale.



L'Eglise est la première à louer et à recommander l'intervention de l'intelligence dans une œuvre qui associe de si près la créature raisonnable à son Créateur, mais elle affirme que cela doit se faire dans le respect de l'ordre établi par Dieu.


Si donc il existe, pour espacer les naissances, de sérieux motifs dus, soit aux conditions physiques ou psychologiques des conjoints, soit à des circonstances extérieures, l'Eglise enseigne qu'il est alors permis de tenir compte des rythmes naturels, inhérents aux fonctions de la génération, pour user du mariage dans les seules périodes infécondes et régler ainsi la natalité sans porter atteinte aux principes moraux.


Paul VI donne une liste de directives qui s’adresse au couple, au gouvernement, aux prêtres, aux scientifiques etc. Tout le monde a son rôle.


- La loi d' "Humanae Vitae" peut paraître difficile, voire impossible à certains, mais, avec l'aide de Dieu et les efforts des époux, il est possible de l'observer, elle ennoblit alors les époux et est bienfaisante pour la communauté humaine (HV 20),


- La discipline d' "Humanae Vitae" ne nuit pas à l'amour conjugal, elle lui confère une plus haute valeur humaine par la maîtrise de soi, l'attention délicate à son conjoint, le dialogue, le bannissement de l'égoïsme, le sens de la responsabilité qui permettent aux parents d'être d'authentiques éducateurs de leurs enfants (HV 21),


- L'acceptation d' "Humanae Vitae" passe par la lutte contre la pornographie afin de créer un climat favorable à l'éducation de la chasteté (HV 22),


- Les gouvernants des peuples doivent être énergiques pour ne pas laisser se dégrader la moralité de leurs sujets, ils ne doivent pas accepter des lois (concernant la famille) contraires à la loi naturelle et divine (HV 23),


- Les hommes de science doivent continuer leurs recherches pour donner une base suffisamment sûre à une régulation des naissances fondée sur l'observation des rythmes naturels, et démontrer ainsi qu'il n'y a pas de contradiction entre les lois divines qui règlent la transmission de la vie et celles qui favorisent un authentique amour conjugal (HV 24),


- Les époux chrétiens doivent désirer tendre à la sainteté de leur état de vie en accueillant avec confiance la loi de Dieu, et en recourant humblement à la miséricorde de Dieu, accordée dans le sacrement de pénitence, si le péché avait encore prise sur eux (HV 25),


- Les médecins et le personnel sanitaire ont une grande responsabilité dans ce domaine de la transmission de la vie. Ils doivent promouvoir en toute occasion les solutions inspirées par la foi et la droite raison et ils doivent considérer comme un devoir professionnel l'acquisition de toute la science nécessaire dans ce domaine délicat pour pouvoir donner les sages conseils et les saines directives (HV 27),


- Les évêques doivent considérer comme l'une de leurs plus urgentes responsabilités la mission de travailler avec ardeur et sans relâche à la sauvegarde et à la sainteté du mariage (HV 30),


- Tous les hommes doivent comprendre que grande est l'œuvre d'éducation, de progrès et d'amour à laquelle l'Eglise les appelle ! L'homme ne peut trouver le vrai bonheur, auquel il aspire de tout son être, que dans le respect des lois inscrites par Dieu dans sa nature et qu'il doit observer avec intelligence et amour (HV 31).



Du Cardinal Sarah : " Chers amis, chers époux si, comme chrétiens, vous refusez la contraception, ce n’est pas d’abord "parce que l’Église l’interdit". C’est plutôt parce que vous savez, par l’enseignement de l’Église, que la contraception est intrinsèquement un mal, c’est-à-dire qu’elle détruit la vérité de l’amour et du couple humain. Elle réduit la femme à n’être qu’un objet de plaisir et de jouissance toujours disponible à tout instant et en toutes circonstances aux pulsions sexuelles de l’homme."


" Cela me semble très important. Le principe de la morale chrétienne n’est pas le respect d’un devoir imposé de l’extérieur et passivement subi, mais plutôt l’amour du bien, de la vérité de l’être."


Certains pourraient avoir l’impression que l’Église leur impose un poids insupportable, un fardeau trop lourd qui viendrait peser sur leur liberté. Toujours du Cardinal Sarah " Chers amis, une telle idée est fausse ! L’Église ne fait que transmettre la vérité reçue de Dieu et connue par la Raison. Or, il n’y a que la vérité qui rend libre ! Chers amis, chers couples qui vivez de cette vérité, vous devez témoigner auprès des autres ! Vous aussi vous devez être prophètes ! Il faut dire combien le refus des pratiques et de la mentalité contraceptives libère le couple des pesanteurs de l’égoïsme. Une vie selon la vérité de la sexualité humaine libère de la peur ! Elle libère les énergies de l’amour, elle rend heureux ! Vous qui le vivez, dites-le ! Écrivez-le ! Témoignez ! C’est votre mission de laïcs ! L’Église compte sur vous, elle vous confie cette mission ! "


" Vous devrez donc témoigner du fait que l’encyclique Humanæ Vitæ ne doit pas être reçue avec une obéissance qui ne serait que matérielle. Elle doit être reçue avec intelligence et l’assentiment du cœur. L’intelligence doit s'approprier la vérité qui y est contemplée et dévoilée. Le cœur doit désirer le bien proposé à notre amour. "


" Recevoir Humanæ Vitæ ne revient donc pas à, matériellement et systématiquement, «avoir de nombreux enfants». Non ! Cela veut tout simplement dire, s’ouvrir généreusement et largement à la vie et accueillir autant d’enfants que votre santé, votre amour et vos moyens vous le permettent, dans un profond sentiment de gratitude à Dieu. Recevoir Humanæ Vitæ, c’est entrer dans la nature profonde de l’amour humain et donc s’engager dans une démarche de paternité-maternité responsable qui, tout en refusant toute pratique contraceptive, sait ouvrir le couple à un accueil généreux et intelligent de la vie, non pas à tout prix, mais selon les capacités de chaque couple. Sachant parfois, si des circonstances justifiées le réclament, espacer les naissances en utilisant l’alternance des périodes de fertilité. Toujours pour mieux protéger l’amour conjugal et familial. "



" Je voudrais ici avec force reprendre les mots mêmes de Jésus : « Gardez-vous des faux-prophètes ! Ils viennent à vous déguisés en agneaux, mais au dedans ce sont des loups rapaces ! » (Mt 7, 15) (…) Oui, gardez-vous de ceux qui vous disent que, tant que l’intention générale du couple est droite, les circonstances pourraient justifier le choix des moyens contraceptifs. Chers amis, de tels propos sont des mensonges ! Et ceux qui vous enseignent de telles aberrations « falsifient la Parole de Dieu » (2 Co 4,2) Ils ne parlent pas au nom de Dieu. Ils parlent contre Dieu et contre l’enseignement de Jésus. Ils sont comme les serpents brûlants du livre des Nombres, dont la morsure fait périr. Ne portez attention à aucune de leur parole. Et tous ceux qui sont mordus par ces serpents de la confusion doctrinale et morale n’ont qu’une chose à faire : imiter le peuple d’Israël : courir vers le salut, le regard fixé sur le Serpent d’airain, Jésus Christ, suspendu sur l’étendard de la Croix, pour qu’ils restent en vie (cf Nb 21, 4-9). Oui, regardez Jésus, écoutez-le et n’obéissez qu’à Lui seul ! Il est le seul Maître ! "


" Quand on vous dit : il y a des situations concrètes qui peuvent justifier un recours au contraceptif, on vous ment ! On vous prêche une doctrine frelatée (cf 2 Cor 2, 17)! Bien plus, on vous fait du mal, car on vous indique une voie qui ne conduit ni au bonheur, ni à la sainteté ! "


" A ce propos, Jean-Paul II a pu dire que "lorsqu’on oppose des situations concrètes à ce que la loi morale prescrit, c'est qu'au fond on ne croit plus que la loi de Dieu est l’unique vrai bien de l’homme".( Saint Jean-Paul II, Veritatis Splendor, 84.) Comment peut-on prétendre que "dans certaines situations" une attitude qui contredit la vérité profonde de l’amour humain deviendrait bonne ou nécessaire ? C’est impossible ! Pourtant « il en est qui osent apporter des solutions malhonnêtes à ces problèmes et même qui ne reculent pas devant le meurtre. Mais l’Eglise rappelle qu’il ne peut y avoir de véritable contradiction entre les lois divines qui régissent la transmission de la vie et celles qui favorisent l’amour conjugal authentique (cf. GS 51, §2). "


" La plénitude du bonheur conjugal passe toujours par le respect de la nature profonde de la sexualité et donc son ouverture à la vie. La contraception est toujours un mal moral parce qu’elle détruit toujours l’amour des conjoints ! Elle leur fait du mal et leur fait faire le mal ! "


" Comme le dit Saint Jean-Paul II en parlant de la contraception "Aucune circonstance personnelle ou sociale n’a jamais pu, ne peut et ne pourra jamais justifier un tel acte". "Il ne s’agit pas d’une doctrine inventée par l’homme : elle a été inscrite par la main créatrice de Dieu dans la nature même de la personne humaine et a été confirmée par lui dans la révélation". (Saint Jean-Paul II, Discours du 12 novembre 1988 au Congrès international des théologiens moralistes.)


« Autrement dit : les méthodes naturelles sont un fondement mais elles supposent d’être vécues dans un contexte de vertus. Elles peuvent constituer une porte, une pédagogie pour la découverte de cette vie conjugale plénière, mais elles peuvent aussi n’être vécues que matériellement sans ce contexte de responsabilité, de générosité, de charité qui leur est co-naturel. »



« Oui, chers amis, chers époux, je ne vous prêche pas la facilité. Je vous annonce Jésus, et Jésus crucifié ! Chers époux, je vous invite à entrer sur cette voie royale de la sainteté conjugale. Il y a des jours où elle n’ira pas sans héroïsme de votre part. Il y a des jours où vous serez sur le chemin de la Croix. Je pense à la "croix de ceux dont la fidélité suscite moqueries, ironies et même persécutions", croix des soucis matériels qu’engendre la générosité dans l’accueil de la vie, croix des difficultés dans la vie du couple, croix de la continence et de l'attente à certaines périodes. Chers amis, si je vous annonçais autre chose je vous mentirais, je vous trahirais ! Je ne serai plus ministre de Dieu pour vous conduire au bien (Rm 13,4) ni messager de sa Parole. Le bonheur, la joie parfaite de vos couples passe par là. Je sais que cela ne va pas sans sacrifice, mais "les tentatives toujours renaissantes d’un christianisme sans sacrifice, un christianisme liquide, à l’eau de rose, sont vouées à l’échec" (St JP II, 1983) .


Le Catéchisme de l’Église Catholique l'exprime avec force : « C'est en suivant le Christ, en renonçant à eux-mêmes, en prenant leur Croix sur eux que les époux pourront "comprendre" le sens originel du mariage et le vivre avec l'aide du Christ. Cette grâce du mariage chrétien est un fruit de la Croix du Christ, Source de toute vie chrétienne ».



Nous ne pouvons faire l'économie de la Croix : le calvaire est le point d'où nous pouvons tout voir avec les yeux du Christ et donc comprendre ce qu'est l'amour véritable. Aussi, comme le rappelait Jean-Paul II, « les époux sont pour toute l’Église le rappel permanent de ce qui est advenu sur la Croix. ».


C'est pour cela que les foyers chrétiens sont des lieux de joies et de bonheur. Car ce qui est arrivé sur la Croix, c'est tout à la fois : la plénitude de la souffrance et la victoire sur la mort, le sacrifice parfait et la joie la plus grande, la conséquence du péché et la consommation de la sainteté. La famille est un lieu d'immense bonheur parce que c'est un lieu d'amour, donc un lieu au centre duquel se dresse la Croix, la source de tout amour.



Quelques mots en guise de conclusion sur ce sujet si important :

L'Eglise est la Mère et Maîtresse : comme Jésus, elle connaît les faiblesses humaines, elle est compatissante, elle accueille les pécheurs, mais elle ne peut renoncer à enseigner la loi de l'amour conjugal en vue de du vrai bien des époux. Le couple chrétien doit répondre avec générosité, intelligence et conscience au dessein de Dieu dans l’ouverture à la vie et l’application d’une parentalité responsable. Des textes à lire et relire, donc, à partager et faire lire, à travailler et à méditer... Tout cela, pour l'Amour, le vrai, le beau, l'Amour si fort et profond !


Bonne réflexion et bon chemin à chacun...

Au plaisir d'en discuter avec vous !


Voilà pour terminer les quelques références à lire / à connaître sur le sujet, notamment ce groupe Facebook qui est une mine d'or donc, l'encyclique Humanae Vitae : à trouver ici sur le site du Vatican, sur l'appli IPieta ou encore en librairies religieuses et enfin : une conférence mémorable et excellente du Cardinal Sarah, "Humanae Vitae, voie de sainteté" donnée en août 2018, pour les 50 ans de l'encyclique Humanae Vitae. J'ai partagé le PDF sur mon Drive, voilà le lien.





 
 

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