Laisse ton empreinte

Laisser notre empreinte et prendre soin de notre âme

LAisse ton empreinte.png
 
Rechercher
  • Aude

Ecologie, psychologie, smartphone...


Merci Juliette d’avoir accepté de répondre à mes questions !


Je vous suis sur les réseaux grâce au groupe Facebook «Laudato Si ! en action » et votre dynamisme m’a attiré, alors puisque Laudato Si est un thème important et actuel... C'est parti !


Pourriez-vous vous présenter rapidement ?

Je m’appelle Juliette, je suis l’heureuse épouse de Timothée, maman de 4 turbulents et joyeux jeunes enfants. Je suis psychologue, spécialisée en trauma et en périnatalité.


Comment décririez-vous votre vie (perso, pro, familiale et spi) avant Laudato Si ?

J’ai toujours voulu rechercher Dieu. Mon amitié avec Jésus est ce qu’il y a de plus important dans ma vie, et ce depuis toujours. Nous avons même, pour encourager les familles à développer leur relation au Christ, lancé Pulse avec mon mari en Angleterre. Pulse existe maintenant en France et au Chili. Mais avant Laudato Si, la question de l’écologie, du respect de la planète, était une question de bobo qui ne me concernait pas!


Quand et pourquoi avez-vous commencé à vous intéresser au minimalisme, zéro déchet, etc ?

J’ai en premier lu le livre de Marie Kondo sur le rangement. J’ai vidé ma maison, notamment de livres que je n’utilisais plus... Et que je gardais au cas où, pour le jour où je me remettrais à faire du grec ancien par exemple !


Vivant en Angleterre, nous avons commencé à faire notre pain et à aimer cuisinier davantage par nous-même. Me mettre à cuisinier et me débarrasser de l’inutile a été un premier pas avant de lire l’encyclique.



Quand et pourquoi avez-vous lu l’encyclique Laudato Si de notre Pape ?

Quelques mois après sa sortie, après avoir lu Marie Kondo et vidé ma maison ! J’avoue qu’au départ, je me suis vraiment dit que ce n’était pas du tout la place du Pape de s’occuper d’écologie… Puis je l’ai lu, et cela a comme été une révélation !


Quelle prise de conscience cela a-t-il générée chez vous ?

Que j’ai, moi, une vraie responsabilité pour protéger ma maison commune. Je dois faire des choix forts pour le bien de mes enfants et de leurs enfants etc. Que nous sommes dans une société de surconsommation et que j’en suis aussi victime. Je peux donc faire quelque chose pour agir autrement.


Qu’avez-vous alors mis en place petit à petit ? Matériellement et aussi humainement et spirituellement ?

J’ai commencé à ne plus acheter de pizza surgelées ou autres plats préparés, à me poser des questions sur d’où sa vient ? En fait, à questionner ce que je ne questionnais pas avant, notamment sur tous les articles qu’on nous vend (vêtements, nourriture, matériel informatique…).


Nous sommes passés aux couches lavables (grand pas !) et j’ai créé un groupe Facebook pour s’entraider dans cette démarche.


Spirituellement, je dirais que c’est continuer à se dépouiller pour vivre de l’essentiel. Notre Evangile de mariage était : « Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout le reste vous sera donné par surcroît ». Je crois que Laudato Si a juste confirmé notre désir de rechercher Dieu, en premier.



Votre mari et vos enfants vous ont-ils suivi dans cette démarche ? Et votre famille et entourage ?

Oui, mon mari complètement. C’est lui qui a bêché et créé notre potager pour régaler nos papilles... et éduquer nos enfants à la merveille qu’est la Création : une graine forme un énorme plant d’haricots en quelques semaines ! Nos enfants sont jeunes (8 ans à 18 mois), ils suivent donc ce qu’on leur propose. Notre second fils parle souvent de la planète, de l’importance de faire attention.


Vous avez lancé en 2014 le mouvement Pulse, qui est fondé sur des retraites en famille pour apprendre à prier. Pour vous, l’écologie a-t-elle un rapport avec la Foi et notre vie spirituelle ?

Oui, en 2014 avec mon mari et un couple d’amis, nous avons lancé les retraites Pulse pour apprendre aux familles à prier, et ainsi, rencontrer profondément le Christ. Je pensais que l’écologie n’avait aucun rapport avec la vie spirituelle, maintenant, je pense qu’y porter attention, c’est respecter cette terre que nous a confié le Seigneur, tout comme nous devons respecter notre corps, notre esprit etc. C’est avoir une cohérence dans sa vie quotidienne comme dans sa foi.


Vous êtes donc psychologue. D’où est venu cet attrait pour ce domaine : la psychologie et aussi l'humain ?

Je crois que cet attrait est venu de l'envie de pouvoir faire un métier qui a du sens. Tout thérapeute est en premier profondément humain, aimant la personne humaine, ou bien c’est un terrible thérapeute ! Quand je travaille avec un patient, il n’y a que lui qui compte, là, tout de suite, maintenant. Je suis là pour l’aider, pour l’accompagner à aller mieux. Je ne suis pas au-dessus de lui, possédant le savoir. J’ai l’impression d’être comme un compagnon de route, avec des outils qui marchent, une grande bienveillance, pour l’aider à réparer ses traumas.



Vous avez même créé votre entreprise au service du bien commun, Mon coaching PepPsy. D’où vous est venue cette idée ? Que proposez-vous ?

L’idée est venue à vélo, avec mon mari, Timothée. Il y a autour de nous beaucoup de personnes en grande souffrance qui ne savent pas bien où demander de l’aide, ne voulant pas forcément consulter un psy. Notamment les chrétiens ! Très souvent, ils ont peur de rencontrer un psy, veulent un psy catho ou de l’aide seulement d’un homme d’Eglise… qui n’a pas forcément la formation et les outils pour les aider.


Donc, nous avons pensé à développer un outil qui vienne rejoindre les personnes là où elles en sont, pour leur permettre de bouger à l’intérieur, d’avoir une meilleure vie, sans forcément consulter un psy. Cette plateforme en ligne propose des vidéos courtes sur différents sujets, mais aussi des coachings sur cinq semaines sur des thèmes particuliers. Par exemple, nous allons proposer un coaching sur les relations toxiques car c’est un drame qui détruit mais il est compliqué de trouver l’accompagnement adapté. Même les psychologues ne sont pas forcément bien formés à cette problématique. D’autres thèmes moins lourds vont être proposés : la gestion des émotions, la communication non-violente, accompagner les enfants à avoir confiance en soi….


Vous avez créé un programme intitulé « Objectif bonheur : 5 semaines pour décrocher de son smartphone. », que j’ai pu tester en avant-première !

Oui, nous avons voulu commencer les coachings par ce sujet important. Le Pape François a parlé dans son encyclique de l’environnement bruyant qui empêche de vivre vraiment. J’ai expérimenté dans ma vie que trop de smartphone nuisait à ma vie intérieure, à ma vie de prière, à ma relation à Dieu et aux autres.


Cela donc a été évident de lancer le premier coaching sur ce thème, qui commence à être connu, sans des propositions concrètes pour changer et avancer. J’ai donc construit un parcours vidéo en 5 semaines pour décrocher de son smartphone et avoir une vie plus heureuse et épanouie. Les retours des clients sont très positifs, il semblerait que PepPsy remplisse son rôle : faire bouger intérieurement nos clients !



Avez-vous expérimenté personnellement le fait d’être trop accrochée à son smartphone ? Qu’est-ce qui a provoqué votre prise de conscience ?

Oui, je l’ai expérimenté. Je dirais que ma prise de conscience a été double : je perdais patience face à mes enfants, et ils m’exprimaient que j’étais trop sur mon smartphone. Et il y a eu des disputes stupides avec mon mari quand l’un ou l’autre était trop connecté, pas assez présent à ce qu’on était en train de vivre.


Comment êtes-vous parvenue à déconnecter un peu ?

Ah ça, il faut faire le coaching PepPsy pour le savoir, c’est toute la méthode que je transmets! ;) En premier, en achetant un réveil et en interdisant l’entrée aux écrans dans notre chambre, en rangeant le smartphone à charger dans un endroit précis et loin de mes yeux. Puis en régulant l’utilisation de mon smartphone, en regardant les raisons pour lesquelles je pouvais me réfugier dessus et en transformant mon quotidien pour être suffisamment heureuse pour ne pas être tentée de trouver un certain repos dans mon écran.



Pour vous, un usage modéré et responsable de son smartphone et tout outil numérique, c’est « Laudato Si » ?

Oui, tout à fait ! C’est ne plus être dans le brouhaha pour renouer avec sa vie intérieure. C’est se reconnecter à soi, aux personnes autour de soi, au monde. C’est entrer dans une démarche, qui est pour moi une démarche Laudato Si, de prendre son temps, de ne plus surconsommer de l’information. C’est une des premières démarches qu’on peut tous faire si simplement !

"Nous nous efforçons de nous adapter au milieu et quand un environnement est désordonné, chaotique ou chargé de pollution visuelle et auditive, l'excès de stimulations nous met au défi d'essayer de construire une identité intégrée et heureuse." Laudato Si


Pour conclure, qu’est-ce que Laudato Si a apporté à vos vies ? Pour quoi recommanderiez-vous de s’intéresser à ce sujet ?

Cela m'a apporté beaucoup... Du calme, de la sérénité, l’envie de prendre son temps, la capacité de se questionner sur notre consommation, retrouver le goût des choses simples. Nous avons décidé de déménager dans une maison plus proche de la campagne pour reconnecter davantage avec la nature et être plus disponibles à nos enfants. Il me semble qu’en tant que catholiques, nous ne pouvons pas passer à côté de ce sujet, qui fait parti de nos vies.




Merci Juliette pour votre disponibilité et pour avoir répondu à mes questions. Merci de nous motiver et de nous encourager à avancer sur le chemin du respect de notre maison commune et le chemin d’une civilisation de l’Amour et de la rencontre !


Rejoindre le groupe Facebook Laudato Si en action : ici.

Mon expérience et mes réflexions concernant le coaching

pour décrocher de son smartphone : ici.

Pour lire l'encyclique Laudato Si : ici.

Site de Juliette : Juliette Lachenal.

Mon coaching PepPsy : ici.




 
 

Contact

Yellow Flowers and Laptop
 

0615257245

©2018 by Laisse ton empreinte. Proudly created with Wix.com