Laisse ton empreinte

Laisser notre empreinte et prendre soin de notre âme

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Et moi, au nom du Père... II

Comment se prépare-t-on? Sur quoi faut-il réfléchir ? Comment cela se passe-t-il ? Et après ? Faut-il recommencer ? Et souvent ? Mais alors, on peut faire tout ce que l’on veut ?


Réconciliation, pardon, confession, péchés et miséricorde, on en parle ? Pour nous préparer à Pâques et pour #VistonCarême, cela me semblait indispensable d’aborder ce thème. Et vous avez été très enthousiastes à ce sujet ! Alors, c’est parti !



« Bon alors, faut se préparer ? Comment ? »

Eh oui, pour chaque sacrement ou moment important, on se prépare ! Comment ? Lors d’un temps de prière ? Où et quand ? Comme vous voulez. Dans une église, une chapelle, dans la nature seul(e ) et tranquille, dans votre salon ou votre chambre… Je vous conseille quand même d’être au calme et de vous arranger pour ne pas être dérangé.


Par exemple, préparer votre confession dans la cuisine pendant que votre dîner est dans le four, qui bippe toutes les 2 minutes pour être sûr que cela ne brûle pas… Cela peut être sportif et le dîner risque de cramer finalement, ou alors, c’est votre examen de conscience qui passera à la trappe. Evitez peut-être aussi de préparer cela en amphi ou en réunion, ou encore dans le métro, sauf si vous voulez que cela donne des idées à votre voisin, voire qu’il vous conseille…


Trêve de plaisanteries. Si ce n’est pas la peine d’y passer des heures, il est quand même important d’y accorder un temps de qualité, de la durée qu’il nous conviendra. Plus on se préparera, plus on ouvrira nos cœurs et plus le Christ pourra nous combler. Alors, ça vaut le coup, non ?



On peut alors invoquer le Saint Esprit pour demander des lumières et l’aide de Dieu, avant de faire notre examen de conscience. Mais qu’est-ce que ce nom technique ? C’est un court moment de prière où l’on regarde notre conscience, pour y trouver ce que nous avons fait de bien, de moins bien, de mal. Ce que nous n’avons pas fait. Ce que Dieu attendait de nous.


Cette pratique très ancienne dans l’Eglise nous aide à mieux nous connaître et petit à petit, à être « la meilleure version de nous-mêmes ». Cela nous aide tellement qu’il est recommandé de faire un examen de conscience chaque soir, pour faire le point sur notre journée. (avec c’est trois questions par exemple : aujourd’hui, qu’ai-je fait de bien ? De moins bien ? Et pour demain, une petite résolution ?)

Alors, comment peut-on réfléchir sur notre conscience, notre vie ? Le CEC nous livre cela sur un plateau : le Décalogue (les Dix Commandements !), les enseignements de Dieu et de l’Eglise.

Article n° 1454 du CEC : « Il convient de préparer la réception de ce sacrement par un examen de conscience fait à la lumière de la parole de Dieu. Les textes les plus adaptés à cet effet sont à chercher dans le Décalogue et dans la catéchèse morale des Évangiles et des lettres apostoliques : Sermon sur la montagne, les enseignements apostoliques. »


Voilà alors les sujets auxquels nous pouvons penser : les commandements de Dieu et ceux de l’Eglise, nos devoirs d’Etat (Dieu, ma Foi, mon mariage, mes enfants, ma famille, mon travail, ma citoyenneté…), la maîtrise du tempérament. Oula, vaste programme, j’en conviens !


Nos pensées, nos paroles, nos actes… Ce que l’on fait, ce que l’on ne fait pas, ce que l’on devrait faire… Notre vie ordinaire. Notre Foi et notre prière au quotidien. L’homme ou la femme qui partage notre vie, nos enfants. Nos parents, nos amis. Notre travail, notre paroisse. Nos différents engagements.

Vous pouvez vous aider de tout ce que j’ai évoqué ci-dessus pour vous préparer. Voilà aussi un lien où vous trouverez des examens de conscience écrits pour vous aider.


Ainsi, maintenant que l’on a identifié nos péchés, il est capital de les regretter. C’est cela, la contrition. Et c’est une des conditions pour que la confession soit valide !


Alors, qu’est-ce que c’est ? « Une douleur de l’âme et une détestation du pêché commis, avec la résolution de ne plus pécher à l’avenir. » Concile de Trente, repris dans le CEC ici.


Notre contrition peut être parfaite ou imparfaite, mais elle doit quand même présente pour que l’on puisse recevoir le Pardon de Dieu. Le livre Pourquoi et comment se confesser ?, explique très bien tout ceci. La contrition de nos péchés est différente du fait d’avoir une contrition « sensible » et par exemple regretter nos fautes jusqu’à en pleurer. La contrition, c’est se dire : « je voudrais ne pas avoir commis ces péchés. », « mais comment ai-je pu faire cela ? », « je regrette d’avoir fait cela… »…


Avec la contrition, il y a l’intention sincère de réparer spirituellement et aussi matériellement, (par exemple, si l’on a blessé quelqu’un, volé un objet, cassé quelque chose…), la ferme détermination pour éviter le péché dans l’avenir et l’intention ferme de recourir très vite à un prêtre si l’on commet un péché grave.



« Mais alors, on peut faire tout ce qu’on veut et hop après, on demande pardon et tout est oublié ? »

Ah, cette question, on me la pose souvent ! Et je comprends. Certains pensent que lorsqu’on est catholique, on a le « pardon facile ». On fait tout ce que l’on veut, et hop, on passe par la case confession. Et puis, c’est reparti, on recommence et on refait les mêmes choses.


Alors non, au risque d’en décevoir certains, cela ne se passe pas comme cela.


Déjà, il faut faire la démarche de nous accuser des péchés, graves ou véniels, que nous avons commis. Je le détaille plus bas, il y a plusieurs conditions nécessaires pour que le sacrement soit valide et donc que l’on reçoive le pardon de Dieu pour tous nos péchés !


Un critère important est la contrition. Si l’on commet des péchés, pour recevoir le pardon de Dieu, il faut sincèrement regretter ce que l’on a fait, et ne plus vouloir recommencer, en mettant donc tout en œuvre pour que de telles situations ne se reproduisent pas.


Donc, ce n’est pas absolument pas cohérent de tuer mère, père, collègues et patron, braquer une banque et renverser sur le passage piéton de braves grand-mères, puis s’en confesser, tout en ne regrettant absolument pas et en ayant l’intention de recommencer. Puisque la contrition n’est pas présente dans la situation que j’évoque, le sacrement n’est pas valide et donc, nous n’avons pas reçu le pardon de Dieu.



« Et comment ça se passe ? »

Eh bien, comme c’est indiqué sur les images, on se prépare : prière, examen de conscience. On s’assure que l’on regrette nos péchés. Puis, c’est parti ! Après s’être agenouillé, on suit ce qui est indiqué sur bien des mémos et sur ce que je propose ici.




Lors de l’aveu de nos péchés, souvenons-nous que pour que le sacrement soit valide, il faut respecter les « 5C », avec humilité et sincérité : une confession contrite, concise, claire, complète et concrète.



Contrite : on a déjà parlé de contrition plus haut !


Concise : il ne s’agit pas de raconter notre vie comme si on faisait une interview ou une biographie… Ni pour l’enjoliver ou montrer combien nous sommes extraordinaires. Ni en racontant au passage celle de notre mari, notre meilleure amie ou nos enfants. On parle de nos péchés là, pas ceux des autres hein ! Alors, soyons concis et allons droit au but, sans tourner autour du pot pendant vingt minutes.


Claire : oui, il y a des mystères dans la Foi catholique, mais pas dans nos confessions ! Appelons les choses par leur nom et soyons clairs et sincères. Reconnaissons avec humilité que si l’on a eu 2 au dernier partiel, ce n’est pas parce que l’on a été frappé d’amnésie ou de migraine fulgurante et qu’on a donc été empêché de travailler… Mais parce qu’on ne prend pas très au sérieux nos cours et qu’entre les verres au bar, les pauses café-cigarette, Candy Crush et Insta, eh bien, on n’est pas souvent en cours (ou pas réellement présent). Reconnaissons avec humilité que oui, nous avons manqué de bienveillance envers notre sœur à tel moment, que l’orgueil, la paresse, l’égoïsme ont été présents et que l’on ne s’en est pas souciés. Que l’on a négligé la pureté et la prière. Que telle chose s’appelle de la gourmandise, que telle autre s’appelle de la curiosité. Que cela s’appelle un manque de Foi et de confiance en Dieu.


Complète : on avoue tous nos péchés, en n’en cachant aucun. Oui, cela peut nous coûter, mais on souhaite recevoir le pardon de Dieu en plénitude, non ? Pardon à 100% ? Alors aveu à 100% ! Courage ! Dieu est notre Père et Il sait tout et Il sait qu’on l’aime.


Concrète : l’Abbé Grosjean en parler ici dans une vidéo que j’aime beaucoup. Soyons concrets. Nous pourrions tous dire en confession que nous avons manqué de charité. Mais c’est-à-dire ? Avons-nous tué notre grand-mère pour récupérer sa fortune, avons-nous giflé un collègue, envoyé une pique à notre cousine à la dernière réunion de famille ? Ce sont des manques de charité, mais cela n’a pas eu les mêmes conséquences, pour Dieu, pour notre âme et pour les autres. Donc Dieu n’a pas les mêmes choses à pardonner et à guérir. C’est la même chose avec la pureté. « J’ai manqué de pureté. » C’est-à-dire ? Une addiction à la pornographie, l’adultère, une ou des relations « conjugales » en dehors du mariage, une tenue provocante, regarder une émission de télévision assez osée ou panneau publicitaire trop longtemps ? Pareil, cela n’a pas le même impact pour Dieu, nous, les autres.


Nous pouvons préciser aussi la fréquence : on comprend bien que ce n’est pas pareil d’évoquer une chose qui se passe plusieurs fois par heure ou par jour, par semaine ou alors une fois par mois !



Mettons notre honte de côté et avouons tous nos péchés, en commençant toujours par ce qui nous coûte le plus. S’il l’on commence comme cela, le diable, qui a tout intérêt à nous décourager de nous confesser, sera vécu dès le premier instant ! Alors, aucune hésitation, le plus difficile et le plus important en premier, toujours !


Il ne faut hésiter à demander l’aide du prêtre pour se confesser. Le prêtre est là pour nous aider. On peut lui dire en toute simplicité : « je ne sais pas quand dire cela », « je ne sais pas comment m’exprimer », « je ne sais pas si c’est vraiment un péché », « je voudrais vous parler de quelque chose de difficile pour moi »…


J’en ai déjà parlé dans la première partie de cet article, être dans un confessionnal peut beaucoup nous aider. Dans tous les cas, on peut fermer les yeux, prendre conscience que l’on s’adresse à Dieu notre Père et lui parler.


Aussi horribles et graves soient nos péchés, souvenons-nous que si la justice humaine punit, la justice divine, elle, pardonne.


Le prêtre nous donne alors quelques conseils et peut évoquer certains points avec nous si c’est nécessaire. Ce n’est pas par curiosité ou pour nous embêter que le prêtre va justement nous poser une question sur ce dont on ne voulait pas parler. C’est pour nous aider à accueillir le pardon de Dieu, nous aider à avancer et nous aider à guérir de ce péché.


Plus on avoue nos péchés précisément et simplement, plus Dieu pourra nous guérir, nous aider et nous donner des grâces pour cela particulièrement.



Le prêtre nous donne alors une pénitence à accomplir. C’est important d’y penser, cela fait partie du sacrement ! A quoi cela sert-il ? A bien des choses, alors on peut accomplir cela avec tout de notre cœur ! Grâce à cette pénitence, on répare nos offenses, on implore le secours de Dieu et notre Mère la Vierge Marie.


Une autre image : notre âme est comme une planche toute neuve et sans défauts. Au fur et à mesure de nos péchés, des clous, plus ou moins gros, sont plantés. Grâce à la confession, tous ces clous sont enlevés. Il reste cependant leurs marques : ce sont les conséquences de nos péchés. Alors, la pénitence sert à réparer tout cela, même si c’est une prière qui nous paraît dérisoire. Nous pouvons y ajouter beaucoup d’autres et d’actes d’amour pour contribuer à réparer pour nos péchés et ceux du monde entier.


« Et après la confession, on fait quoi ? »

Eh bien, on s’empresse alors d’accomplir la pénitence. On déchire le papier sur lequel on avait éventuellement écrit ce que l’on avait à dire. Ou comme nous sommes à l’ère numérique, on supprime la note de notre téléphone !


On peut prendre un temps de prière pour remercier Dieu pour ce sacrement, le pardon, l’amour et la paix qu’Il nous a donnés dans cette confession. On peut noter les conseils du prêtre et ce que l’on souhaite mettre en pratique suite à cette confession. Et surtout, on peut prendre le temps de graver ces conseils dans notre cœur et notre intelligence et confier cela à Dieu.


Si on se rend compte que l’on a oublié de dire quelque chose, totalement par inadvertance, si c’est un péché véniel, ne pas s’en inquiéter. C’est pardonné et oublié. Si c’est un péché grave, c’est important de s’en confesser dès que possible !


« Et les absolutions collectives ? »

Alors ça, cela existe en effet. C’est prévu dans le code de droit canon, par l’Eglise, pour des cas très précis : danger collectif de mort imminente, situations extrêmes et manque extrême de prêtres. Pour ces cas précis et seulement ces cas-là. Il y a eu (et il y a encore malheureusement) beaucoup de dérives, qui sont pourtant interdites par le Pape, et rappelées régulièrement par les Evêques. Prière, prière.


Et le CEC nous rappelle bien que dans le cas d’une absolution collective, même les péchés graves sont pardonnés, si et seulement si on a la ferme intention de les avouer en confession à un prêtre plus tard.


Donc avant de recevoir à une absolution collective, faites le point. Êtes-vous dans une situation de naufrage, crash aérien, guerre, bombardements, tsunami, éruption d’un volcan ou autre situation extrême ? Et sinon, le confessionnal et surtout Dieu vous attend !



« Et les célébrations pénitentielles ? »

Alors, si c’est pour mieux se préparer et se recueillir, dans une dynamique de groupe et se mettre « dans l’ambiance », pourquoi pas. A condition bien sûr que ce soit un temps de préparation personnelle, avec absolution individuelle et donc confession.



« D’accord, et qu’est-ce que ça apporte vraiment du coup, la confession ? »

Cela apporte beaucoup de choses ! Tout est détaillé ici dans le Catéchisme, paragraphe 1468. Grâce à la confession, ces cadeaux nous sont donnés : le pardon total, la réconciliation avec Dieu et avec l’Eglise, la grâce sanctifiante, notre peine éternelle nous est épargnée, nous sommes libérés de l’emprise du péché et de satan. Cela vaut le coup, non ?


Entre Dieu et nous, il y a une grande corde qui est tendue. Au fur et à mesure de nos péchés, la corde s’étiole et finit par se casser. Lors de la confession, un nœud solide, costaud, persistant est alors fait. Et nous voilà plus proche de Dieu !


« Bon, et une fois qu’on s’est confessé, quand faut-il recommencer la démarche ? »

Alors, bonne question. Plus haut, vous retrouverez les images avec les commandements de Dieu et ceux de l’Eglise. L’Eglise demande impérativement de se confesser au moins une fois par an, avant Pâques généralement puisque l’Eglise nous demande de communier à Pâques. Et pourquoi ? Parce que c’est vraiment le minimum vital !


L’Eglise nous demande aussi de nous confesser lorsqu’on a conscience d’avoir commis un péché grave. Lorsqu’on est en danger de mort, cela paraît logique aussi de se réconcilier pleinement avec Dieu.

Et enfin, l’Eglise nous recommande de nous confesser très régulièrement. Tous les saints et les Papes en ont parlé ! Combien la confession fréquente fait du bien et nous aide à avancer. Alors, à chacun de voir très personnellement là où il en est. Avant Pâques déjà ? Avec les grandes fêtes ? (J’en parlais dans la première partie, en profiter lors des grands événements, c’est déjà bien mais il faut aussi en profiter le reste du temps, Dieu nous attend dans notre vie ordinaire!)


Et puis, pourquoi pas tous les mois pour faire le point ? Un ou deux fois par mois, cela ne peut que nous aider et nous faire grandir et progresser vers Dieu ! Et plus évidemment si l’on est dans le cas (ou le doute !) d’un péché grave. Un sacrement de l'ordinaire, je vous le disais bien !



Communier, c’est recevoir le corps du Christ. Vrai homme et vrai Dieu, tout puissant et trois fois Saint. Et nous qui sommes pêcheurs et bien limités. Alors, en effet, nous disons « Je ne suis pas digne de Te recevoir. » Et c’est vrai, nous n’en sommes pas dignes et nous ne le serons jamais réellement !


Mais ça, Dieu le sait et l’a prévu. Alors, il y a quelques conditions à respecter pour communier dignement et accueillir le Christ dans notre cœur, notre âme, notre corps.


Se préparer pendant la Messe avec recueillement et prière, par une attitude correcte et une tenue vestimentaire adaptée. Et aussi en faisant le ménage dans notre âme et en nous, très souvent ! Donc, en nous confessant pour avoir une belle âme pour L’accueillir.


En prenant une comparaison plus matérielle, si l’on reçoit chez nous les parents de notre futur mari ou femme, notre futur fiancé(e ) ou des invités prestigieux, est-ce que l’on va laisser tout notre appart’ sens dessus-dessous, dans un mélange de poussière, papiers, vêtements et sacs plastique ? Avec l’odeur de la dernière soupe mélangée au parfum un peu trop généreux de notre colloc et à la bonne odeur de la cigarette froide ?



Non, je ne pense pas. Eh bien, pour accueillir le Roi des Rois, le Seigneur des Seigneurs, je pense qu’on peut faire un effort. Et un grand !




« Ah et en plus, il faudrait se confesser régulièrement ? Et toujours des mêmes choses ? »

La Confession régulière nous permet bien des choses, j’en reparlerai dans un prochain article avec des témoignages.


Cela nous permet de vraiment avancer. La confession fréquente nous aide à mieux nous connaître, à être plus humbles. Cela nous aide à déraciner nos mauvaises habitudes et combattre la négligence et la tiédeur. Cela forme et purifie notre conscience aussi et je pense que dans notre monde actuel, cela ne fait jamais de mal. Et pour couronner le tout, cela augmente en nous la grâce. On est mieux armé pour combattre et pour courir « vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. » comme nous dit Saint Paul dans la lettre aux Philippiens. (3, 14)

Se confesser au même prêtre qui peut nous connaître, nous aider, nous conseiller, prier pour nous aide particulièrement. On peut lui demander des conseils, poser des questions avant ou après, lui demander aussi un accompagnement spirituel.


Oui, c’est courant de confesser les mêmes péchés. Et je pense même qu’heureusement. Vous imaginez si chaque mois, nos qualités deviennent nos pires défauts et inversement ? S’il faut alors s’habituer à combattre de nouveaux défauts toutes les semaines et tous les mois ? On ne saurait plus où donner de la tête !


Et alors c’est aussi « normal » de recommencer à tomber dans tel ou tel péché.


Plus on avance dans notre vie chrétienne et dans notre vie de relation personnelle avec Dieu, plus on se connaîtra soi-même. Et on comprendra alors que nos principales qualités et dons de Dieu sont telle chose, telle chose, telle chose et bien plus encore. On se rendra aussi compte que nous ne sommes pas parfaits et que ceci, ceci et encore cela sont nos principaux défauts. Qu’il faut aussi être vigilant à ce point-là. Etc etc.


Petit à petit, nous saurons mieux comment nous comprendre nous-même et comment réagir en enfant de Dieu dans les situations qui nous rendaient dingues avant.


Justement, avec la grâce de Dieu de façon spécifique pour les péchés que l’on confesse une fois et une autre et à chaque fois, on s’améliore petit à petit.


Alors oui, on dira en confession que l’on a perdu patience au boulot face aux collègues qui mettent 2 000 ans à se servir du numérique. Ou d’autres choses encore.


Mais petit à petit, la fréquence et l’intensité ne sera plus la même et l’on progressera ! Au début, on dira par exemple que l’on perd patience plusieurs fois par jour. Ou même par heure. Que l’on en vient à manquer de délicatesse et même de politesse. De compréhension et de charité. Et au fur et à mesure de notre lutte et des confessions sincères que nous ferons, nous progresserons !


Ce sacrement, c'est une immense chance, et pour notre plus grand bonheur. Nous recevons de la force, beaucoup de joie et une grande paix, pour un nouvel élan !



Et c’est comme ça que l’on laissera notre empreinte…



Allez, une belle citation pour finir ! Saint Josemaria Escriva, Amis de Dieu, 214


" Courage, j’insiste. Le Christ, qui nous a pardonné sur la Croix, continue de nous offrir son pardon dans le sacrement de la Pénitence. (…) Quoi qu’il arrive, en avant ! Serre avec force le bras du Seigneur et considère que Dieu ne perd point de bataille. (…)


Le Seigneur lave ton âme dans ce sacrement merveilleux ; il t’inonde de joie et de force pour que tu ne défailles pas dans ta lutte, et pour que tu reviennes inlassablement à Dieu, quand bien même tout te semblerait obscur. De plus la Mère de Dieu, qui est aussi notre Mère, te protège avec une sollicitude toute maternelle, t’affermit sur ton chemin."

 
 

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