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Face à la souffrance

Mis à jour : avr. 6



Je vous retrouve ENFIN avec ce sujet, le fameux sujet qui fait partie de ma vie depuis un petit moment et qui me (pré)occupe tant. Voilà enfin l'article promis. Cet article auquel je pense depuis si longtemps, depuis plus d’un an même pour tout vous dire.


Une année pendant laquelle j’ai pris des notes, beaucoup de notes. J’ai réfléchi, prié, beaucoup prié, médité, parlé avec Dieu, beaucoup parlé avec Lui... J'ai parlé avec des amis, parlé avec des personnes expérimentées, beaucoup parlé avec un prêtre. J’ai lu, beaucoup lu, écouté des homélies et des conférences. J’ai avancé, indéniablement, avec beaucoup de grâces de Dieu… Et je vous partage enfin quelques pistes de réflexions. Voilà ce que je voudrais vous dire,

Face à la souffrance, face à la maladie, face aux épreuves, face au mal…


Qui n'a jamais rencontré la douleur ? Qui ne s'est jamais dit « Pourquoi cela m’arrive-t-il ? », « Pourquoi moi ? », « Pourquoi ma famille ? » ? Qui n’a jamais pensé « Mais qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? » ?

Il y a des personnes qui en viennent à perdre la joie, la confiance en Dieu et même la Foi à cause de ce grand mystère de la souffrance. Beaucoup n'arrivent pas ou plus à croire à cause de cela. Parce qu'ils ne parviennent pas à répondre aux problèmes que pose la souffrance. Et tous les hommes, croyants ou non, s'interrogent face à ce mystère. Tout le monde a besoin d'être aidé et encouragé pour arriver à surmonter la douleur et la souffrance, présentes dans la vie de chaque personne.


A travers tout cet article, je cite un livre qui a clairement changé ma vie : Le Dieu de la joie, mais pourquoi la douleur ? d'un prêtre espagnol, l'Abbé Jorge Ordeig Orsini. Je vous le conseille absolument et j'aimerai que la Terre entière le lise !!! Vous pouvez le trouver ici , encore ici ou bien . Sur le sujet, je vous conseille également la lettre apostolique que Jean-Paul II a écrit en 1984, Salvifici Doloris. Vous pouvez la lire ou la télécharger gratuitement sur Internet, par exemple ici sur le site du Vatican.


C'est un sujet très délicat, j'espère que je ne m'y prendrai pas trop mal et que je ne blesserai personne. J'espère que ce que j’ai écrit pourra vous éclairer, un petit peu, sur ce grand problème, mystérieux et douloureux qu'est la souffrance. J’espère et je souhaite de tout cœur que ce soit un véritable encouragement et réconfort pour ceux qui liront cela.

Vous n’êtes pas seuls. Courage ! Dieu est avec vous et d’autant plus parce que vous souffrez.


Un mystère

Fin du suspense, je n’ai pas toutes les solutions et les réponses au mystère du mal et de la souffrance. Je pense qu’il faut vraiment avoir en tête cela :

Nous sommes face à un mystère, que nous comprendrons en plénitude seulement au Ciel.


Ici-bas sur cette Terre, nous ne pouvons pas et ne pourrons jamais comprendre tout totalement. C’est d’ailleurs la première idée que nous devons avoir. La souffrance et le mal sont un mystère. Il ne faut pas perdre cela de vue.


Mais tout de même, cela vaut le coup de s’intéresser à ce mystère et d’en parler avec Dieu. Il y a beaucoup de choses à comprendre sur ce thème et nous pouvons aussi relire notre vie pour essayer de mieux comprendre quelles lignes Dieu dessine…


J’ai tenté de rassembler toutes mes idées en trois grandes parties et je vais essayer d’être claire. Tout d’abord, pourquoi le mal et la souffrance, alors que Dieu est le Dieu de la joie ? Ensuite, quel sens donner à cela ? Et enfin, comment réagir et que faire ?


Le Dieu de la joie VS le mal et la souffrance

Contradiction

Comment savoir s'il on est un « bon chrétien » ? Eh bien, je vous répondrai que Dieu seul le sait... Mais on peut tout de même penser à deux indicateurs importants. Premier indicateur, le trait le plus important des chrétiens, c'est la charité. "A ceci, tous vous reconnaîtront". "A l'amour que vous aurez les uns pour les autres". "Aimez-vous les uns les autres, comme moi, je vous ai aimé"...


Deuxième indicateur, plus complexe à saisir, la manière dont nous réussissons à comprendre Dieu. Je vous concède tout à fait que oui, ce n'est pas facile et que c'est le travail de toute une vie... Dieu est notre Père, nous sommes ses enfants. Il nous aime d'un amour immense, qu'on ne peut même pas mesurer et quantifier. Il veille sur nous à chaque instant et est toujours avec nous. Et nous, comment sommes-nous avec Lui alors ?


Être chrétien, cela consiste aussi à avoir une très grande confiance en Dieu. C'est difficile qu'une personne qui n'ait pas confiance en Dieu se dise chrétien... Nous avons réellement confiance en ceux que nous aimons et dont nous nous savons aimés. Si on se met en tête que Dieu est responsable de nos souffrances, nous allons dans une impasse : ce sera impossible de Lui faire confiance. Donc, il faut bien s'intéresser à ce grand mystère, au risque sinon de perdre la confiance en Dieu et par la suite, notre Foi en Lui.

Notre Dieu est LE Dieu d'amour, LE Dieu de la joie et LE Dieu de bonheur. Il faut bien en être persuadé. Vous pouvez d’ailleurs lire l'encyclique Evangelii Gaudium sur ce sujet. Nous parlons bien de « La Bonne Nouvelle », pas de « la Nouvelle qui va vous embêter et vous rendre malheureux » ! La contradiction est donc, qu'à première vue, le mal et la souffrance n'apportent ni joie ni bonheur.


A nous les chrétiens, de porter un regard plein d'amour et de confiance sur Dieu, pour comprendre comment surmonter cette contradiction.


C’est pourquoi la meilleure attitude face au mal et à la souffrance est souvent celle d’un abandon en Dieu empreint de confiance, car Il en sait plus et peut toujours plus. Et la charité. La charité, aimer, aimer, aimer. Aimer d'autant plus lorsque la souffrance est présente.




La question du mal

Dieu ne veut pas le mal, Il le permet. On pourrait dire "Il est tout-puissant, Il pourrait bien empêcher cela!" Et bien oui. Mais Il ne le fait pas. Et pourquoi ? Parce qu'Il nous aime infiniment, puisque la charité est le plus important. Et si on aime réellement quelqu'un, on lui laisse entière liberté. C'est ce que Dieu fait. Donc, le problème du mal est le grand problème de la liberté.


Le mal moral et la liberté

Oui, les guerres, les génocides, les assassinats, les tortures et autres sont causés par la liberté. Mais sans la liberté, on ne serait pas humains. Qu'est-ce qui caractérise une personne humaine ? La capacité d'aimer. Et cette capacité exige absolument la liberté. Car on a besoin de choisir qui aimer. Si on est obligé d'aimer quelqu'un, ce n'est pas de l'amour vrai. Dieu veut que nous soyons pleinement humains, donc capables d'aimer et donc libres.

Lors de la Création, Dieu a créé la perfection mais Il a aussi créé la liberté. La liberté qui est la possibilité de choisir ou refuser le bien. Le mal est une conséquence de la liberté, il faut avoir cette idée très clairement en tête. Et rappelons-nous :

Sans la liberté, nous ne serons pas humains et pas de liberté : pas d'amour.


Dieu sait qu’il va y avoir le péché originel car Il sait tout. Il le sait mais Il ne le veut pas, le péché originel. Ce qu'Il veut, c'est notre liberté : la possibilité que nous avons chacun de faire le bien ou le mal.

Dieu veut que l’on soit libres (et nous le sommes) et que tous les hommes fassent le bien (cela, on le fait plus ou moins).


Dieu ne veut pas le mal d’une volonté directe. Il ne veut que le bien et notre bien. Dieu ne permet pas en soit le mal, en tant que tel. Mais, Il le permet pour que l’homme reste libre. Les grâces de Dieu sont plus fortes que le mal et Dieu donne les grâces pour que l’homme combatte. La volonté de Dieu pour nous, ce n'est que des grâces.

Si Dieu veut permettre le mal pour un grand bien, c’est justement pour la liberté, qui est le plus grand des biens. Dieu tire toujours toujours toujours du bien d’un mal, même aussi atroce qu’il soit.

Comme Dieu veut nous laisser la liberté, Dieu n’empêche pas une personne de faire du mal, justement parce qu'Il veut notre liberté. Cependant, ayons bien à l'esprit que satan ne peut pas faire tout le mal qu’il voudrait faire, Dieu le « limite ».

Le mal physique

Quant au mal physique, les maladies, les catastrophes naturelles, ce sont des conséquences du péché originel (oui, toujours lui !). La médecine peut nous aider à comprendre les causes des maladies, mais ne donne pas une explication. Par exemple, on peut comprendre grâce à la médecine bien des maladies, leur apparition, leur développement. Nous pouvons étudier les cellules, les organes, les neuro-transmetteurs. Nous pouvons prendre en compte la génétique, l'hérédité. Tout cela peut nous aider à mieux comprendre les maladies mais rien ne nous explique clairement pourquoi telle cellule, telle maladie et telle personne.

La médecine s'arrête là car elle tire sa révérence face au mystère de la souffrance. Nous sommes alors très tentés de nous attarder sur une question qui n'a pas de réponse. La fameuse question "pourquoi moi ?".


On ne peut pas expliquer l'inexplicable. C’est une question absurde et l’on se heurte là au mystère.


Persévérer dans cette voie, c'est perdre son temps, son énergie, ses forces et son humeur. C'est persévérer dans cette impasse. Rappelons-nous : un abandon empreint de confiance envers Dieu. Et la charité. (Petite parenthèse personnelle : j'ai vraiment expérimenté que se perdre dans cette "impasse" est vraiment stérile et dangereux. Il faut à tout prix lutter pour ne pas tomber dans cette impasse et cette question absurde qui ne nous aide pas. Ce que mon expérience m'a appris, c'est plutôt laisser cette question mystérieuse de côté et la remettre à Dieu et continuer à avancer.)

La justice

Au sujet de la justice, « la vraie justice viendra du Ciel. » Je pense souvent à cette phrase et elle me donne beaucoup de sérénité. S’il peut y avoir un peu de justice humaine sur cette Terre, c’est bien, mais de toute façon, gardons bien en tête que Dieu sera le Juge ultime de tout. Bien plus que la justice humaine, Il juge et jugera chacun lors de nos jugements particuliers puis toute l’humanité lors du jugement général. Cette vérité doit nous aider et doit particulièrement aider les personnes qui ont subies le mal que d’autres leur ont fait.

La vraie justice viendra du Ciel.



Quel sens donner à la souffrance et au mal ?

Ni un châtiment, ni un cadeau

Il est nécessaire de mettre fin à quelques idées erronées que certains peuvent encore avoir : l’idée que la souffrance ou la maladie est un châtiment de Dieu. « De fait, quand un enfant fait une bêtise et se fait une blessure légère, il n’est pas si rare qu’un adulte lui dise « Ainsi tu apprendras. Le bon Dieu t’a puni d’avoir fait l’idiot. » Ce genre de phrases, toutes faites, profondément erronées, inculquent dans l’esprit d’un enfant l’idée que Dieu punit. C’est une erreur. (…) »

Dieu nous veut du bien et non des maux. « Dieu n’a pas fait la mort, il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants. » nous dit le livre de la Sagesse au premier chapitre. Cependant, nous sommes parfois acteurs et causes de nos difficultés... « Autre chose, très distincte, est que nos actions peuvent se retourner contre nous. (…) Dans ces cas-là, les personnes ne peuvent accuser personne de faute, sinon elles-mêmes : ce sont leurs actes qui ont eu des conséquences négatives sur leur propre vie.«

« En passant, Jésus vit un homme aveugle de naissance. Ses disciples l’interrogèrent : « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui.» Saint Jean 9, 1-3

Ce n’est pas non plus un cadeau de Dieu !

« Nous ne pouvons pas penser qu’un Père gratifie son fils, qu’il aime avec passion, de la douleur. La seule supposition serait une folie. » « Il faut dire non à la conception que la douleur est un cadeau de Dieu. Désirer le mal pour quelqu’un ou le commettre est un péché. Et Dieu ne peut pas commettre de péché. Dieu n’a pas prescrit de commandements distincts pour nous et pour Lui-même. (…) »


« Il n’est pas licite non plus de supposer que Dieu nous envoie un mal physique pour ensuite tirer un bien moral. Une règle morale immuable stipule que la fin ne justifie pas les moyens. Nous ne pouvons pas commettre le mal pour obtenir un bien. Nous ne pouvons pas faire volontairement du mal à quelqu’un pour obtenir un effet bon. Pour qu’une action soit moralement acceptable, elle doit être bonne tant dans son objet propre que dans la finalité recherchée. Dieu n’est coupable d’aucun mal, y compris pour en tirer un bien. »



Vaincre le mal par le bien

" Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien. " Saint Paul aux Romains 12, 21.


« Comment devons-nous réagir ? Qu’attend Dieu de nous ? La réponse générale est claire : la volonté expresse de Dieu est que nous luttions contre le mal, contre la douleur et contre la souffrance. Dieu veut que nous défendions la vie et la santé. »

« Dieu attend de nous que nous combattions le mal quand il se présente à nous. Et avec le mal, la douleur et la souffrance qui l’accompagnent. » « Comment devons-nous réagir face à la douleur ? Par le combat. (…) Dieu veut que nous protégions notre santé et notre vie. »

« Si l’on veut réagir en présence de la douleur, il est, sans conteste, une autre condition indispensable : savoir pardonner. Lorsque la douleur que nous éprouvons a pour origine un mal moral, dont la responsabilité incombe à une personne agissant en toute liberté, la réaction automatique est de nous fâcher avec cette personne. Cette réaction est normale pour les humains que nous sommes. »


Mais nous devons apprendre à acquérir une autre réaction qui est de pardonner. Le dilemme est très clair : soit nous pardonnons, soit nous sommes pleins de rancœur. C'est difficile, très difficile mais je peux vous assurer combien c'est nécessaire et combien c'est salvateur de ne pas - ne plus être dans cette rancœur, cette haine et cette colère.

« Ce qui équivaut à dire que si nous ne pardonnions pas, nous donnerions à notre douleur la pire des orientations, faisant le plein de rancœur, de haine, de désir de vengeance. C’est le sens le plus maléfique que nous pouvons accorder à la douleur. »

Pardonner ne veut pas dire renoncer à se défendre. Si nous avons été victimes, nous sommes en droit de nous défendre, y compris en usant le recours à la justice si nécessaire. Mais une chose est de se défendre, et l’autre, de se venger. « Pardonner ne signifie pas non plus que nous ne sommes pas blessés. Pardonner, c’est ne pas laisser place à la rancœur ni à la haine, ne désirer le mal pour quiconque. »

Saint Paul aux Romains 12, 17-21

" Ne rendez à personne le mal pour le mal, appliquez-vous à bien agir aux yeux de tous les hommes. Autant que possible, pour ce qui dépend de vous, vivez en paix avec tous les hommes.


Bien-aimés, ne vous faites pas justice vous-mêmes, mais laissez agir la colère de Dieu. Car l’Écriture dit : C’est à moi de faire justice, c’est moi qui rendrai à chacun ce qui lui revient, dit le Seigneur. Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s’il a soif, donne-lui à boire : en agissant ainsi, tu entasseras sur sa tête des charbons ardents.


Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais sois vainqueur du mal par le bien."


" Tel est le vrai, celui que nous devons craindre le plus : le péché. C'est de lui que, d'une manière ou d'une autre, procèdent les autres maux. " Saint Josemaria Escriva


Vous l'aurez compris : en avant pour le combat contre le mal. Contre le péché, contre la souffrance, contre la douleur. Avec le Christ.


Non pas "pourquoi" mais "pour quoi"

Nous devons impérativement changer la question. Non pas pourquoi, mais pour quoi. En nous demandant « pourquoi ? », nous cherchons un sens caché à la douleur et nous ne le trouverons jamais. C'est une autre impasse et une question absurde qui peut nous faire perdre beaucoup de temps et de paix...


En revanche, si l’on se demande « pour quoi ? », cette souffrance peut nous rendre meilleure ou pire, peut nous aider à gagner le Ciel. Il ne s’agit pas tellement de découvrir un sens quelconque à la souffrance et au mal, car cela n’a pas de sens. Mais plutôt de lui donner un sens. Et chaque douleur aura le sens que nous lui aurons attribué.


« Quand, au commencement de ce livre, nous avons envisagé le problème de la douleur, nous avons parlé du ‘scandale du mal’. Un scandale est toute chose qui nous éloigne de Dieu. Comme nous venons de le voir, ce qui nous éloigne de Dieu n’est pas la douleur ni la souffrance, mais le sens que nous leur donnons. Si, comme le mauvais larron, nous remplissons notre douleur de rage et d’amertume, alors la douleur se convertit au sens propre en un scandale qui nous sépare de Dieu. Mais dans ce cas, nous serions dans l’obligation de reconnaître qu’une grande part de la faute nous revient d’avoir donné à la douleur un sens qui nous éloigne de Dieu. Nous pouvons lui donner aussi un sens positif et cela dépend de nous. »


Le mal et la souffrance n'ont pas de sens. Cela n'a pas de sens. Mais nous pouvons lui en donner un. Et cela dépend de nous. Cela n'appartient qu'à nous.

Dans une perspective humaine

Rien qu’avec une perspective purement humaine, nous pouvons nous rendre que la douleur admet un sens positif. Expérience vécue, je peux attester combien la souffrance, si horrible soit elle, peut apporter des choses positives. Nous retirons tous du positif de chaque chose, de chaque expérience.


Quand nous souffrons, nous comprenons mieux la souffrance des autres. Nous sommes plus humains, plus compréhensifs, plus intuitifs, plus prudents. Cela nous oblige à gagner en patience et en persévérance. En force d’âme et en maturité. En force. Nous sommes beaucoup plus forts en ayant souffert. Nous nous rendons compte de ce qui compte vraiment et de ce qui est essentiel.


Cela, c'est sur un plan humain. Alors, avec la grâce de Dieu, imaginez donc tout ce que nous pouvons acquérir. Nous pouvons devenir saints et très proches de Dieu, réellement.

Nous pouvons acquérir tant de vertus. Tant de progrès dans notre vie vers le Ciel. Tant de chemin que nous pouvons parcourir vers Lui. Nous apprenons à vivre le moment présent, à nous confier en Dieu et à tout laisser entre Ses mains. Nous apprenons à nous dépasser. A nous donner au Christ et à nous donner aux autres.

Comme réagir et que faire ?

Sanctification

Ces phrases... Je les ai tant recopiées et apprises par cœur, comme d'autres phrases de ce livre ou de la Bible... Notre mission : donner du sens à ce qui est insensé. Sanctifier cela et nous sanctifier.


« La souffrance n’a pas de sens, mais on peut lui donner un sens. Que devons-nous faire face à la souffrance et la douleur ? Leur donner un sens et une finalité. Cette souffrance aura le sens que l’on voudra lui donner. » « Nous pouvons lui donner un sens positif et cela ne dépend que de nous. »


En acceptant de bon gré la douleur du point de vue humain, en pardonnant chaque fois que possible, en sachant être reconnaissant, en nous efforçant de maintenir un climat de joie et d’amabilité, rendant grâce à Dieu pour tous les biens qu’Il nous accorde. Et tout cela, en mettant tous les moyens médicaux, humains et surnaturels pour pallier la souffrance.



Un raccourci vers le Ciel

Alors mettons à profit nos souffrances et donnons du sens à ce qui n'en a pas. Et prenons ce raccourci vers Dieu et le Ciel. (Encore et toujours), ces phrases que j'ai tant répétées et recopiées, apprises par cœur...

« Qu’attend Dieu de nous : que nous soyons saints, que nous sachions aimer.» « Que nous sachions imiter son Fils Jésus, que nous sachions convertir la douleur en une clef qui nous ouvre les portes du Ciel. »

« Voilà le cadeau de Jésus et sa relation avec la douleur : nous enseigner que nous pouvons donner à la souffrance une finalité qui la convertit en l’instrument pour gagner le Ciel. »


« Quand une personne qui souffre (de maladie ou par injustice) sait accepter humainement la souffrance, et de plus, l’offre au Seigneur, cette douleur acquiert une valeur surnaturelle qu’il est difficile d’atteindre dans n’importe quelle autre circonstance. »


« Nous pouvons donner à la douleur un sens merveilleux. Nous pouvons en faire l’occasion de réparer pour nos péchés, pour demander aux intentions des autres ou pour nous-mêmes un progrès spirituel.


Presque toute chose que nous voulons demander au Seigneur, dans la mesure où elle s’appuie sur la valeur de la souffrance, est l’objet d’une attention très spéciale. Il "suffit" seulement que nous sachions la supporter avec sérénité, patience et l’offrir avec amour au Seigneur. L’amour transcende le monde en obtenant qu’une douleur se convertisse en un acte de grande valeur aux yeux de Dieu. »

« Dieu ne veut pas qu’il nous arrive aucun mal. » « Dieu ne veut pas le mal. Mais ce qu’il veut, c’est que nous l’acceptions de bon cœur. »

« Face à la douleur, nous devons aimer la volonté de Dieu. Mais cette volonté de Dieu, que nous devons aimer, n’est pas à proprement parler le mal qui cause la douleur, mais là désir de Dieu de bien accepter la souffrance. » « Et ce faisant, toute douleur, portée selon la volonté de Dieu, se convertit automatiquement en un grand bien surnaturel. »

« Ne pas réfléchir avec trop d’insistance sur elles et les accepter comme venues de la main de Dieu. » St François de Sales.

« C’est là un autre grand cadeau de Jésus : il nous a démontré, par toute sa vie et par sa mort, qu’il est tout près de nous, qu’il a souffert avec nous et pour nous. »


« Le grand défi que pose la douleur est de convertir la souffrance en occasion d’aimer. Quand nous verrons souffrir quelqu’un, accompagnons-le avec affection, avec tendresse, l’aidant à supporter cette souffrance pour qu’il ne se sente pas seul. Lorsque viendra pour nous le temps de supporter un mal, efforçons-nous de donner un sens au non-sens de la douleur, un sens d’amour de Dieu et des autres. »


Comment aider ceux qui souffrent ?

Nous nous sentons souvent impuissants devant la souffrance d’autrui. Quelques pistes : nous sommes réduits au rôle du bon samaritain (cf. Lc 10, 25-37) : offrir notre affection, écouter, entourer, c’est-à-dire ne pas passer outre.

Un petit passage éclairant d'une lettre de Frère Guarrigues, dominicain de Toulouse. " Disons tout de suite que le seul langage qui puisse exprimer adéquatement la Parole de Dieu à ceux qui souffrent de plein fouet le choc du mal c’est la compassion d’une charité « en actes et en vérité » (1 Jn 3, 18) fondée sur le Christ, lequel « a aimé les siens jusqu’à la fin » (Jn 13, 1). N’oublions pas que la sainte mère Térésa de Calcutta nous rappelait que la charité est le langage le plus universel et, dans certains cas, le seul que puissent entendre ceux qui sont éprouvés. "

Nous tourner vers Dieu

Dieu n'empêche pas toujours la souffrance, pour nous laisser libres, car Il nous aime. Et aussi car c'est un moyen de nous tourner vers Lui, de nous convertir. Il permet une épreuve pour que nous nous rappelions que sans lui, nous sommes rien. Nous réalisons souvent, dans l'épreuve, que nous ne pouvons parvenir seul à aller mieux, et que le Christ, Lui, peut porter notre fardeau. L'épreuve nous fait prendre conscience de notre petitesse, de notre insuffisance, Dieu peut permettre cela, car Il veut que nous nous tournions vers Lui.


Tout cela n'est pas dans l'ère du temps, c'est certain. Mais c'est bien la vérité. L'homme est faible, l'homme est limité, l'homme est fragile, l'homme est mortel, l'homme est vulnérable. L'homme n'est pas tout puissant. L'homme a besoin de Dieu. Car l'homme existe par, grâce et avec Dieu.

Un exemple concret avec un événement qui avait donné une tournure plus profonde à notre semaine Sainte l'an dernier... Notre-Dame brûle. Un drame, terrible. Et Dieu en tire du bien, puisque des milliers de personnes (des millions à travers le monde ? ) se sont rappelé de leurs prières qu'elles avaient oublié; d'autres ont été touchés par cette foi simple. La France entière et le monde entier s'est tourné vers Dieu pour L'implorer et Le supplier.


La souffrance salvatrice et co-rédemptrice

Le Christ a souffert une fois pour toute, pour nous racheter, chacun de nous. Pour nous sauver. Et nous, face à nos Croix ordinaires et extraordinaires, nos Croix de chaque jour, nous avons à nous sanctifier. Et comment ? En prenant la Croix du Christ, en la prenant avec Lui. On peut beaucoup Lui parler et lui dire aussi parfois " Seigneur, portez ma Croix avec moi, c'est trop lourd ! " Comment encore ?


En acceptant et en offrant les difficultés, les souffrances, les contrariétés. En unissant cela au Christ, en unissant cela à sa Croix. En étant un Simon de Cyrène. Simon a aidé le Christ a porter sa Croix, et chacun de nous peut faire la même chose !



Quelques lignes à ce sujet, d'un article écrit par un prêtre espagnol, Abbé Antonio Ducay, si éclairant et encourageant !

" Néanmoins, ce qui éclaire le mieux le sens du mal, c’est la Croix de Jésus et avec elle, la Résurrection. Sa croix nous dit que la souffrance peut être signe et preuve d’amour. Qui plus est, qu’elle peut être la voie pour la destruction du péché. Car c’est sur la Croix de Jésus que Dieu a lavé les péchés du monde.


Le péché ne résiste pas, il ne peut résister à l’amour qui s’abaisse et s’humilie pour le bien du pécheur. Comme le dit un personnage fameux de Dostoïevski, « l’humilité de l’amour est une force terrible, la plus forte de toutes, à laquelle rien ne ressemble ».

Sur la Croix, la souffrance de Jésus est rédemptrice parce que son amour pour le Père et pour les hommes ne recule pas devant le rejet et l’injustice humaines. Il a donné sa vie pour les pécheurs et les a servis par le don total de lui-même. C’est ainsi que la Croix est devenue source de vie pour tous.


Nos souffrances aussi peuvent être rédemptrices, si elles sont fruit de l’amour ou si elles deviennent amour. Car alors elles participent de la Croix du Christ.


La souffrance est source de vie : de vie intérieure et de grâce pour nous et pour les autres. En réalité, ce n’est pas la souffrance en tant que telle qui rachète mais la charité qui l’anime.

Sur un plan purement humain, l’amour est capable de modeler la vie : une maman ne s’épargne aucun effort pour le bonheur de ses enfants, un frère se sacrifice pour un de ses frères dans le besoin, le soldat met en danger sa vie pour ses frères d'arme. Ce sont des exemples qui restent dans la mémoire et honorent leurs protagonistes.


Si l’amour est motivé par la foi et fondé sur elle, alors il devient divin, en plus d’être quelque chose de beau : participant de la Croix, il est un canal pour la grâce qui procède du Christ. Là le mal se transforme en bien, par l’action de l’Esprit Saint, don de la Croix de Jésus. "




Dieu est là. Force et Espérance.

Je termine avec quelques citations et quelques considérations que j'ai expérimentées de façon plus personnelle.


Dieu est là, avec nous, et nous rejoint particulièrement dans la souffrance.


La vie est parsemée de souffrances, de drames, de maladies, de contrariétés, d'imprévus, de difficultés. De sueur et de larmes. Mais "malgré tous les malgrés", la vie vaut la peine d'être vécue et la vie est belle, car le Christ est avec nous. Sur cette Terre, nous vivons pour gagner un jour notre Ciel, que nous aurons alors pour toujours, pour toujours, pour toujours !


" Nombreux sont ceux qui ont senti la caresse de Dieu, justement aux moments les plus difficiles. Tout cela nous dévoile quelque chose du mystère de la présence de la souffrance dans l’existence humaine : des moments où la dimension spirituelle de la personne peut se déployer avec force, à condition qu’elle se laisse saisir par la grâce du Seigneur, en rendant digne jusqu’aux situations les plus extrêmes." Abbé Antonio Ducay

Quand nous nous révoltons, nous perdons notre temps. Se révolter est humain et c'est une tentation. Ce n'est pas un péché en tant que tel mais cela dépend de ce que l'on en fait.


Alors, le chemin de sainteté, c'est justement traverser la souffrance et le mal avec Dieu. Que notre cœur se brise pour pouvoir se tourner vers Dieu, vers la Croix, pour accepter Dieu et Sa Croix. Nous sommes tel un lingot d'or entre les mains de Dieu, si l'on accepte, on est brûlé à petit feu pour être configuré au Christ, pour être modelé et liquéfié pour devenir ce que Dieu veut que nous soyons. Pour devenir saints et être si proches de Dieu.



Par l'expérience de la souffrance, on expérimente aussi la grâce de Dieu. Il est essentiel de parfois " dézoomer" de sa vie, prendre du recul, de la hauteur, de la distance. Relire sa vie.

« Quand vous priez, regardez votre histoire et vous y trouverez beaucoup de Miséricorde de Dieu. » Pape François

Dieu aime profondément chaque personne qui souffre. D'un amour profond et unique. D'un amour tendre d'un Père. "Je ne peux pas vous dire pourquoi vous souffrez, mais je peux vous dire que Dieu vous aime infiniment." "Dieu est toujours dans le camp de ceux qui souffrent." Saint Jean-Paul II


Le Christ a connu la tristesse, l'angoisse, la souffrance et la détresse. Alors Il peut nous comprendre et quel réconfort ! " Lorsque nous nous sentons le dos au mur, que nous nous rappelions que nous ne sommes pas seuls. Jésus a éprouvé l’abandon total, la situation qui lui est la plus étrangère, afin de nous être solidaire en tout. Il l’a fait pour moi, pour toi, pour te dire : “N’aie pas peur, tu n’es pas seul. J’ai éprouvé toute ta désolation pour être toujours à ton côté ”». " Pape François, Angelus du 5 avril.


On peut souffrir mais « au moins », le Seigneur a qui l’on s’adresse sait ce que c’est et nous comprend. Dieu n’est pas venu expliquer la souffrance ou la supprimer, mais Il apporte sa Lumière et sa Présence. Dans la souffrance, nous pouvons nous tourner vers Dieu et cette souffrance peut être vecteur de bien. Le mal n’est pas condamné à l’absurdité. Dans la souffrance et les épreuves, on peut lever les yeux vers un Dieu familier de la souffrance. Dieu est toujours avec ceux qui souffrent. Nous n’avons pas toutes les lumières mais Dieu est là et a vécu cela.


« Dieu n'est pas venu supprimer la souffrance. Il n'est même pas venu l'expliquer, mais il est venu la remplir de sa présence. » Paul Claudel.

« A qui irions-nous Seigneur, Vous avez les paroles de la Vie éternelle. »

Demander à Dieu TOUT ce dont nous avons besoin. Tout, tout, TOUT.

« Et Dieu est fidèle : il ne permettra pas que vous soyez éprouvés au-delà de ce qui est possible pour vous. Mais, avec l'épreuve, il vous donnera le moyen d'en sortir et la possibilité de la supporter » (1 Co 10, 13).


Conclusion

" Face à tous ces maux de la vie, le chrétien n'a qu'une réponse possible, mais c'est une réponse définitive : le Christ sur la Croix ; Dieu qui souffre et qui meurt, Dieu qui nous offre son cœur, qu'une lance a percé, par amour pour nous tous. Notre Seigneur déteste les injustices et condamne celui qui les commet. Mais, comme Il respecte la liberté de chaque individu, Il permet qu'elles existent. Dieu Notre Seigneur ne provoque pas la douleur de ses créatures, mais Il la tolère parce que — à la suite du péché originel — elle fait partie de la condition humaine. Et pourtant, son Cœur plein d'Amour pour les hommes l'a incité à charger la Croix sur ses épaules, avec toutes ces tortures que sont notre souffrance, notre tristesse, notre angoisse, notre faim et notre soif de justice. "

" Si, face à la réalité de la souffrance, vous sentez parfois votre âme vaciller, il n'y a qu'un remède : regarder le Christ. La scène du Calvaire atteste, aux yeux de tous, que les afflictions doivent être sanctifiées en union avec la Croix. " Saint Josemaria pour ces deux citations.



Que les injustices, les souffrances, la douleur, les maladies, les drames et les catastrophes nous incitent à une chose et une seule : nous tourner vers le Christ et vers sa Mère qui est aussi notre Mère. Prier, leur faire confiance, les aimer de tout notre coeur, aller à la Messe, recevoir les sacrements, particulièrement la Confession, source de tant de grâces et de force, ainsi que l'Eucharistie, prendre notre chapelet, offrir notre travail et toutes nos activités.


Humainement, réconforter ceux qui sont dans la même situation que nous ou notre ancienne situation, témoigner, conseiller et rassurer. Noyer le mal dans une abondance de bien. Progresser toujours plus dans la charité. Et cela portera beaucoup de fruits. Cela contribuera à sauver l’Eglise et sauver le monde.



Plus personnellement

Je vous livre certaines choses, j'espère que cela pourra un peu vous encourager. Pour ma part, certaines lectures m'ont tant aidée, ce fameux livre donc Le Dieu de la joie, mais pourquoi la douleur ? (ici pour vous le procurer !), Salvifici Doloris (ici pour lire cela) et aussi la lecture et la méditation dans ma prière de la Passion du Christ, du Chemin de Croix, des lettres de Saint Paul et de certains psaumes. (Vous pouvez chercher sur Internet : psaumes découragement, désespoir etc... Vous trouverez ce qu'il vous faut !)


Une certitude qui ne me quitte plus : lorsque qu’un drame survient, que la souffrance nous envahit et nous paralyse, que la maladie nous prend en entier... Nous avons trois choix. Laisser cela définir notre vie. Laisser cela nous détruire. Ou s’en servir pour devenir plus fort. Parce que tout concourt au bien. Tout. Saint Paul et ses lettres auxquelles je pense sans cesse... m'aident tant.

« Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu. » (Rom 8, 28)

Oui, j’ai connu des moments difficiles. Oui, j’ai connu les larmes, les nuits blanches, les angoisses, la douleur, la douleur immense, la souffrance, l’immense souffrance, la détresse, les incompréhensions, les immenses incompréhensions, la révolte, la rage, la haine, tout. Oui, quand je relis des comptes-rendus de médecins ou quand je revois les ordonnances avec tout ce qu’on me prescrivait, je me demande comment cela a pu être possible. Oui, quand des souvenirs douloureux me reviennent, j’ai souvent envie de tout arrêter. Oui, tout n’est pas rose, la vie est bleue et couverte d’ecchymoses... Oui, j’ai dû faire beaucoup de concessions et de deuils. Oui, toute ma personne et toute ma famille a été secouée et bouleversée. Oui, ma vie a basculé, ma vie a changé, toute ma vie a changé, tout a changé.

Mais maintenant, je dis OUI à la Vie, d’autant plus OUI avec mon histoire. Oui à la Vie, la vraie, celle qui n’est pas du tout parfaite et qui est si difficile et si injuste parfois. Mais la Vie, la vraie, quel trésor, quelle chose précieuse ! Une vie, vraie, unique et différente, la mienne. La vie que l’on doit défendre et que je veux défendre.

« Ce sont les personnes qui ont le plus souffert qui sont les plus fortes. » ⠀

Cette phrase, que m’a dite un prêtre que j’ai rencontré il y a un an, m'a touchée si profondément et résonne si souvent en moi... La Force, ce don du Saint-Esprit à tant demander. Une autre certitude : tout ce qui m’a fait tant souffrir, toute cette souffrance immense, écrasante, envahissante, angoissante, oppressante... Tant d’épreuves... Tout cela, c’est maintenant ma plus grande force.

" Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans ta faiblesse." (2 Co 12, 9)

Notre faiblesse. Notre fragilité. Notre vulnérabilité. Là où Dieu peut pleinement déployer Sa Force et Ses Grâces. C’est ainsi que l’on peut dire avec Saint Paul "Je peux tout en Celui qui me rend fort." (Philippiens 4, 13)

Alors, face à tant d'injustice et tant de souffrance, j'ai souvent envie de crier ma rage, ma colère, ma haine, ma souffrance, mon désespoir, mon découragement. De crier vers le Ciel. Et l'on peut le faire. Et je le fais. Et alors je me rappelle que Dieu peut justement transcender tout cela. Transcender les injustices et transcender la souffrance. Et Il le fait. Alors, je crie vers Vous mon Dieu et je me rappelle que Vous ne m'avez jamais, jamais, jamais abandonné et que Vous n'abandonnez jamais Vos enfants.


Face à la souffrance. Face à la souffrance, on se tait. On pleure. On prie. Et on se tourne vers Vous, Mon Dieu.


Aude







 
 

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