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Mariage & handicap : quand le drame rend + forts

Mis à jour : mars 6

Drame, force de l'Amour et du mariage, prière, bonheur et espérance : le programme du jour!


Le Christ est ressuscité, Il est vraiment ressuscité, Alléluia ! Il est vivant pour toujours et Il a vaincu la mort, le mal, nos maladies et nos difficultés et surtout, Il est avec nous.


Et c'est de cela dont je souhaitais vous parler aujourd'hui.



Au printemps 2015, j’ai découvert l’histoire de Sophie et de son mari grâce à cette vidéo. J’ai été émue de voir tant d’espérance, de Foi et de courage. Au moment où j'ai regardé cette vidéo, j'étais très heureuse, comblée, insouciante et sûrement idéaliste.



Puis ma vie a basculé, j'en parle un peu sur Instagram. Ma vie a changé et moi avec. Alors que je n'y pensais pas, la souffrance et la douleur ont fait partie de mon quotidien et je peux vous dire que j'y ai réfléchi à ce sujet, alors ça ! Le témoignage personnel de Sophie et d'autres personnes m'ont accompagné tout au long de mon cheminement.



Avec une expérience personnelle certaine de la souffrance et à force d'interrogations, de discussions, de lecture et surtout de prière, de méditation et de dialogue avec Dieu, je crois avoir quelques éléments de réflexion et quelques pistes pour vivre cela. Je vous les partagerai bientôt dans un article, mais d'ici là, j'ai voulu clore #VistonCarême 2019 avec ce témoignage sur un sujet qui me tient à cœur et j'ai donc choisi de donner la parole à Sophie.




L’histoire de Cédric et Sophie commence comme celle de beaucoup de couples… 1995, une rencontre, un coup de foudre, du romantisme, des passions et intérêts communs. Les premiers mois de mariage passent à une vitesse folle, avec un grand amour, très fusionnel et un travail très prenant.


Et pourtant, en mai 1998, un drame va changer toute leur vie et les faire basculer dans un autre monde… Accident, coma, traumatisme crânien, troubles cognitifs, amnésie, paralysie, handicap sont de nouveaux mots qui font leur apparition dans leur vie.


Lorsque le drame rend plus fort… Voilà un témoignage plein d’espérance !



Vous trouverez à la fin de cet article tous les différents liens pour pouvoir retrouver Sophie, l'écouter en vidéos ou en conférences, lire son livre...


Bonjour Sophie et merci beaucoup d’avoir accepté ma proposition d’interview pour le blog Laisse ton empreinte et le programme #VistonCarême. C’est vraiment un honneur et une joie pour moi !


- Alors, pour commencer, pourriez-vous vous présenter ?

Je suis Sophie, j’ai 46 ans. J’ai une formation d’architecte d’intérieur et j’ai travaillé dans ce domaine pendant 20 ans. Maintenant, je suis sculpteur et plus précisément, sculpteur de bronzes.


Je suis mariée à Cédric depuis 1997. Huit mois après notre mariage, mon mari a été percuté violemment par une voiture alors qu’il était à vélo. Cet événement a tout changé : nos vies personnelles et professionnelles, notre vie conjugale et notre vie familiale.


J’ai toujours tenu un journal depuis mon plus jeune âge et cette habitude s’est renforcée avec l’accident que mon mari a connu. En mars 2018, j’ai publié une partie de mon journal dans un livre intitulé Je rentrerai avant la nuit.




- Comment décririez-vous votre vie avant l’accident de votre mari ?

Avec Cédric, nous nous sommes connus en septembre 1995. Un an après nous étions fiancés et un an plus tard, nous nous sommes mariés, en septembre 1997. Notre amour a commencé par un véritable coup de foudre et a ensuite été renforcé par nos centres d’intérêts communs qui sont nombreux, comme la Foi, la philo, le sport, l’art.


Une fois mariés, nous vivions à 100 à l’heure. Notre travail à chacun était très prenant et nous avions l’impression de toujours courir après le temps. Nous sentions que nous nous aimions beaucoup et avec nos rythmes de vie intenses, nous avions l’impression de toujours nous manquer. C’était toujours un bonheur de se retrouver le soir ou le weekend.



- Cet accident a changé la vie de votre mari et la vôtre pour toujours… Vous pouvez nous en dire plus ?

En effet, huit mois après notre mariage, cet accident a bouleversé nos vies pour toujours et nous avons chacun connu notre premier drame. Nous n’avions jamais été confrontés au moindre drame avant cet accident. De plus, nous étions tous les deux très loin du milieu du handicap. Le basculement dans un autre monde a été d’autant plus rude.


Nous avons été en proie à de très nombreux questionnements. Pour essayer d’y répondre et pour continuer à avancer, nous avons dû hiérarchiser nos combats et nos valeurs. Nous avons appris chacun à extraire l’essentiel de la vie, et le plus important finalement.


Cette épreuve nous a permis de mieux nous connaître personnellement. A 25 ans, même si je savais déjà certaines choses sur mon mari et moi, cet accident a permis d’approfondir cette connaissance et de mettre en valeur nos aspirations profondes. J’ai ainsi pu identifier ce qui me ressourçait et quel était mon carburant. Cela a été important pour savoir comment toujours aller de l’avant et comment aimer mon mari.



- Comment votre famille et votre entourage ont-ils réagi lors de l’accident de votre mari ?

Face à ce drame, nous avons bénéficié d’une grande solidarité. Notre famille et nos amis ont su nous écouter, être disponibles pour nous. L’accident de mon mari m’a beaucoup rapprochée de sa mère et de ma sœur aussi, entre autre. En revanche, j’ai parfois été confrontée à certaines relations toxiques qui me tiraient vers le bas. J’ai donc dû couper tout contact, pour un temps plus ou moins long, avec ces personnes. Maintenant je gère mieux, je suis plus « armée ».


- Votre vie s’est alors centrée sur votre mari et sa guérison. Comment avez-vous réussi à mettre ça en place ? J’imagine que vous avez cherché à vivre pleinement le moment présent, pour ne pas céder à l’inquiétude et au découragement. Comment y êtes-vous arrivée ?

J’ai fermement décidé d’arrêter de regarder en arrière et d’arrêter de regarder ce que Cédric avait perdu, les portes qui s’étaient fermées pour un temps ou pour toujours. J’ai alors pris le chemin de l’acceptation, particulièrement pour ce que je ne pouvais pas changer. Je me suis concentrée sur les victoires, petites ou grandes. Pour arriver à tout cela, je me suis rendue compte qu’il fallait que je maîtrise mon imagination, j’ai donc mené un réel combat contre ce petit « vélo » intérieur qui me susurrait les pires pronostics. Cela m’a permis d’être très ancrée dans la réalité du moment présent. J’ai aussi accepté les renoncements.


Avec Cédric, nous avons toujours gardé beaucoup d’humour, ce qui nous a réellement aidés à tenir dans cette épreuve et à nous rapprocher pour être toujours plus proche et plus compréhensif envers l’autre.


J’ai décidé d’aller de l’avant et de voir cette épreuve comme un challenge à relever. Parler avec Dieu m’a beaucoup aidée et soutenue. Ma prière quotidienne a été d’un grand secours. La Messe aussi, le dimanche toujours et la semaine en plus, si j’y arrivais. J’y ai puisé mes forces dans ces deux pratiques, ainsi que dans la lecture de livres spirituels.


J’ai pu rencontrer des prêtres qui m’ont aidée, encouragée et m’ont fait avancer dans le chemin que j’avais à parcourir. J’ai pris le temps chaque année de passer quelques jours en retraite spirituelle. Cela rechargeait totalement mes batteries et me permettait de prendre du recul sur ce que je vivais, en dehors du tourbillon de ma vie quotidienne et du brouhaha de la ville.


"Une question d'équilibre" - Bronze de Sophie Barut - 2018

- Comment avez-vous réussi à rendre compatible votre vie d’épouse, très présente pour votre mari, à votre vie personnelle et professionnelle, ainsi qu’à votre vie spirituelle ?

Dès l’accident, j’ai pu moins travailler pour aller voir Cédric en réanimation. J’ai pris le temps qu’il me fallait pour recharger mes batteries, pour pouvoir continuer le combat. J’aime bien l’image d’un nageur dans une piscine : si on veut aider cette personne à nager, il ne faut pas sauter avec elle mais savoir garder du recul. Pour aider mon mari dans cette épreuve, je ne pouvais pas m’oublier et « sauter dans le bain », je devais garder mes espaces de ressourcement. J’en avais encore plus besoin pour l’aider !


Je n’ai jamais lâché ma prière quotidienne, en demandant chaque jour l’amour qu’il me fallait pour aimer mon mari et l’aider. J’ai très souvent senti que cet amour ne venait pas de moi, mais que Dieu me l’envoyait, car il me semblait clairement le « recevoir ». Je n’ai jamais réussi à le « fabriquer » à force de volonté. C’est mystérieux cet amour qui déborde parfois de notre cœur, quand on y pense…


Jésus-Enfant - Bronze de Sophie Barut - 2017

- Comment se sont passés les premiers mois après l’accident de votre mari ?

Dès l’accident de Cédric, il y a eu beaucoup d’interrogations qui ont fait surface, puisque son pronostic vital était engagé. Chaque interrogation a été une étape, une petite victoire à chaque fois. Allait-il survire ? Allait-il sortir du coma et quand ? Allait-il pouvoir communiquer à nouveau ? Comment et quoi ? Allait-il pouvoir s’asseoir, se tenir debout, marcher avec de l’aide ? Allait-il se souvenir de sa vie avant l’accident ? Et si oui, de quoi ?


Cédric est sorti du coma au bout de plusieurs mois et a eu un réveil très lent. Il n’a pu réellement communiquer par écrit qu’au bout de cinq mois, puis il a parlé au bout d’un an.

Dès son réveil du coma, Cédric a eu d’importants troubles cognitifs à cause du grave traumatisme crânien : sa mémoire à court terme était très touchée. J’ai alors intégré qu’il ne se souviendrait peut-être jamais de ce que je faisais pour lui et que je n’aurai peut-être jamais de remerciements ou de reconnaissance de sa part. J’ai alors compris que l’on pouvait agir avec une très grande droiture d’intention, en agissant 'seulement' « pour la gloire de Dieu et le salut du monde ». Ma récompense était son sourire, à reconquérir quotidiennement.



- Quand et pourquoi avez-vous décidé de publier votre livre Je rentrerai avant la nuit ?

Comme je l’ai déjà dit, je tiens depuis toujours un journal. L’écriture m’a toujours beaucoup aidée et encore plus lorsque Cédric a eu son accident.


Des années après avoir fermé le cahier où je racontais l’accident de Cédric, un journaliste est venu trois jours chez nous pour réaliser un reportage. Lors d’interviews, il m’a demandé des détails plus précis. J’ai alors ressorti ce journal et l’ai ré ouvert.


Petit à petit, l’idée de publier un livre a fait son chemin, pour plusieurs raisons.


"Petit caporal endormi" - Bronze de Sophie Barut

La première est qu’en relisant mon journal, je me suis rendue compte que nous avions eu à notre disposition des jalons qui nous ont réellement aidés à avancer. J’ai rencontré beaucoup d’épouses et de familles éprouvées et inquiètes. Je me suis dit que cela pourrait peut-être les aider.


Avec Cédric, quelques années après l’accident, le désir de fonder une famille et d’avoir plusieurs enfants a été très clair. C’est donc la deuxième raison qui m’a poussée à écrire le livre : que nos enfants soient au courant de ce qui s’était passé en 1998.


La troisième raison et celle qui m’a définitivement convaincue, ce sont les attentats de Paris en janvier 2015. Après l’attentat de Charlie Hebdo, on entendait beaucoup parler de religion. Et j’entendais beaucoup que la religion était vectrice de violence. Je me suis alors dit que j’avais peut-être un rôle à jouer pour montrer combien ma Foi et le catholicisme m’avait aidée personnellement, m’avait aidé à aimer mon mari et à avoir le courage de fonder une famille.


J’ai alors commencé à relire ce que j’avais écrit et à remettre certaines pages au propre, à réécrire d’autres passages. Après 4 années de réflexion, de correction, de discernement, car la décision de me « dévoiler » ainsi n’était pas évidente, j’ai contacté plusieurs maisons d’éditions, dont Nouvelle Cité. Celle-ci a tout de suite acceptée de publier mon livre, qui est sorti en mars 2018, il y a tout juste un an.



- Pouvez-vous nous parler de la Foi & de la souffrance ? Qu’est-ce que votre Foi et votre vie de chrétienne vous ont apporté dans l’immense épreuve que vous avez parcourue ?

Alors ça, c’est une grande question et une grande problématique. Avec Cédric, nous avons été confrontés à beaucoup de questionnements. Après des années de réflexion et du recul, je pense que la souffrance fait en effet partie de la vie de chacun (sous différentes formes, mais en fait toujours partie !).


Pour quelles raisons alors ? Je n’en sais rien, mais je devine que sans ces épreuves, on ne sortirait pas de nous-même pour donner le meilleur. Les épreuves et la souffrance permettent d’atteindre un bien supérieur. Dans notre histoire à nous, cela nous a permis de réaliser l’importance de l’écoute, de la relation, de voir les beautés que nous offre la vie avec une sensibilité accrue. De vivre plus intensément.


Notre regard sur la vie a beaucoup évolué. Nous sommes persuadés tous les deux que si Dieu a permis ce mal, c’est en vue d’un plus grand bien.


Enfin, je suis persuadée que la liberté humaine a un grand prix. Et avec la souffrance, on peut expérimenter en profondeur la vraie liberté. Nos chaînes peuvent être tellement variées.


"La petite voix", parce qu'il est important de savoir écouter sa petite voix intérieure... Celle de notre ange gardien. - Bronze de Sophie Barut - 2019

- Vous étiez mariés depuis huit mois quand votre mari a connu ce grave accident. Quelle vision du mariage aviez-vous avant ce drame ? Et quelle vision avez-vous maintenant, avec le recul d’une vingtaine d’années ?

Avant le drame, notre mariage et notre vie commune était une succession de remise en question. Nous étions très fusionnels et avions besoin de nous ajuster sans cesse à l’autre, à son tempérament, son histoire, ses goûts, ses choix etc. Nous savions que nous nous étions engagés pour la vie, quoiqu’il arrive.


Maintenant, après avoir vécu ce drame et après plus de 21 ans de mariage, je pense que le mariage est résolument un ciment magnifique. Grâce à ce sacrement, on est toujours deux dans le combat. Encore plus avec ce que nous avons vécu, nous avons compris que nous devions voir la réalité en face et cesser d’idéaliser notre conjoint. Mon père (qui est décédé quelques mois avant mes fiançailles) me disait toujours : "Essaie d’aimer ton mari tel qu’il est, non pas tel que tu aimerais qu’il soit."


Nous avons aussi compris que la routine est dangereuse et qu'un grain de folie, beaucoup d’humour et des surprises sont nécessaires d’après nous. Nous avons aussi compris que même si nous nous aimions beaucoup, nous avions besoin tous les deux de moments de «respiration», pour être chacun de notre côté et vaquer à nos occupations, pour pouvoir ensuite mieux nous retrouver !


Crédit photo : Eric LEPRINCE - "Confiance" - Bronze de Sophie Barut - 2018

- Comment avez-vous fait pour vivre votre mariage et être fidèle « malgré tous les malgré »?

J’ai bien identifié mon désir profond, qui était de rester avec Cédric. J’ai aussi essayé d’affronter les difficultés au fur et à mesure qu’elles se présentaient, un jour après l’autre, en les analysant sans m’enfermer dans une « victimisation ». Je pense que c’est très important!


Comme je l’ai déjà évoqué, la prière, parler avec Dieu, tout Lui confier et voir les choses avec Lui a été une grande aide et continue à l’être.


Je pense que c’est très important de ne pas rester seule avec ces difficultés : c’est pour moi la plus grande des souffrances. J’ai donc choisi de me faire aider, par ma famille, mes amies, des associations. Nous avons aussi eu recours à une psychologue familiale quand nous avons rencontré des difficultés avec un de nos enfants adolescent. J’ai, de même, un conseiller spirituel qui me connait bien.


J’ai également participé à de nombreux groupes de parole et ai aussi beaucoup lu et écrit. Poser des mots sur nos maux aide beaucoup et soulage.


Je pense également qu’il faut beaucoup communiquer et parler avec son conjoint, même s’il peut être amnésique comme l’est Cédric. Le point d’appui immense dans notre épreuve a été que Cédric n’a jamais cessé de m’aimer et de l’exprimer.


Pour finir, je pense absolument que l’on peut être heureux dans son mariage avec une personne malade ou handicapée, que c’est possible ! Je suis convaincue que le mariage et l’amour rendent heureux, tout comme la fidélité. Il ne faut cependant pas oublier que c’est un réel travail qui demande beaucoup d’efforts. Le chemin est ardu mais la fidélité et le mariage en valent la peine !


"Camille au chignon" - Plâtre, version noire - Sophie Barut - 2019 -

- Comment décririez-vous votre vie depuis que votre mari a eu ce grave accident ? Qu’est-ce que cela a changé dans votre vie ordinaire, votre vie personnelle, conjugale, familiale, votre vie de foi et de prière… ?

Ma vie est très sportive ! Cela me demande beaucoup d’énergie et de logistique, pour m’occuper de Cédric, de nos 4 enfants, âgés de 8 à 15 ans et pour gérer mon travail. Mais cette vie intense me plaît.



Ma vie quotidienne est axée chaque jour sur la Messe. C’est ce qui me permet de recharger pleinement mes batteries. Je remarque que lorsque je ne peux pas y aller en semaine, par exemple lors des vacances, puisque je m’occupe des enfants, les difficultés du quotidien m’affectent beaucoup plus, j’ai moins de recul, moins de « hauteur de vue ».


Nos journées sont aussi axées chaque jour sur la prière, personnelle pour chacun et aussi conjugale, tous les deux, chaque soir. Cela est très important pour nous et nous soutient.



Concernant notre vie familiale, avoir un conjoint et le père de ses enfants qui est handicapé est un vrai défi. Dans la petite enfance, les enfants étaient toujours très fiers de leur papa et ne s’interrogeaient pas sur son handicap.


Au fur et à mesure que les enfants ont grandi, c’est parfois devenu lourd et compliqué. Notamment pour la question de l’autorité. Puisque Cédric est en fauteuil roulant, même s’il peut marcher avec de l’aide, il ne peut pas par exemple courir derrière ses enfants ! Comme Cédric a aussi des troubles cognitifs et est touché par l’amnésie, il lui arrive de ne plus se souvenir des règles éducatives que nous avions mises en place. Il faut alors faire preuve de beaucoup d’adaptation.


"Gourmandise de l'enfance" - Bronze de Sophie Barut - 2017

Nos 4 enfants sont très attachés à leur père et c’est réciproque ! Nous avons à cœur d’organiser pour chacun un moment seul avec son papa. Cédric est très à l’écoute, ce qui facilite la qualité relationnelle. Il faut en tout cas beaucoup communiquer, avec Cédric et avec chacun des enfants.


Pour résumer, cette phrase, tirée d’une chanson de Carla Bruni « Marin », qui illustre assez bien ce que je ressens: «La vie marin passe sans bruit, comme autrefois tout en secousses, quelques fois c’est la houle et le roulis et quelques fois la vague est douce, alors je fais comme il se doit … Je vis tranquille au bord d’un précipice. »


Je sais qu’un rien peut tout faire basculer, mais je suis tranquille, tant que ma main est dans celle de Dieu, vigilante à ne pas la lâcher.


Merci Sophie !



Pour retrouver Sophie :



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