Laisse ton empreinte

Laisser notre empreinte et prendre soin de notre âme

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On s'aime, on s'engage !



Aujourd'hui, 14 février, nous fêtons Saint Valentin (ora pro nobis), Saint Patron des amoureux (qui ont en bien besoin d'un !). Alors que l'ambiance actuelle est aux messages tout mignon, parsemés de cœurs rouges, aux bouquets de roses, aux sorties très romantiques, entre flacon de parfum, rouge à lèvres et bonne bouteille... L'an dernier, je parlais déjà de cette fête et de ce grand sujet dans cet article-ci. Cette année, je souhaite à nouveau proposer un article, un énième article même, sur ce sujet qui fait couler tant d'encre et déchaîne tant les passions.


Alors, pour laisser notre empreinte dans ce monde qui en a tant besoin, j'aimerai justement que l'on réfléchisse à l'engagement et la fidélité. Etre avec quelqu'un, être bien avec lui... C'est bien beau mais ensuite ? Et alors ? Et donc... ?


Je vous remercie d'être toujours plus nombreux à suivre mon compte sur Instagram, cela me donne l'occasion de faire de très belles rencontres et de beaux échanges ont lieu ! Pour écrire cet article, j'ai pu discuter avec Louise, alias @lacabassoise (filez voir son compte, je suis particulièrement fan de son humour !). Merci Louise pour l'intérêt que tu as porté à ce projet et merci pour ta confiance !


Amour, jeunesse, mariage, on s'aime, on s'engage... C'est parti !


Chère Louise, pourrais-tu te présenter, pour ceux qui n’ont pas encore la chance de te connaître ? Quand et comment as-tu rencontré celui qui est aujourd’hui ton mari ?

Alors, petite présentation rapide, je m'appelle Louise, j'ai 25 ans. Je suis l'épouse chanceuse de Géraud et l'heureuse maman de deux jolies filles Bérénice et Azélie. Nous habitons en Provence et y retapons une petite maison de village. Notre vie est douce et tranquille loin du tumulte parisien, de tous les gens de nos âges, des magasins, des bars, des sacs à main chic, des costumes trois pièces pour aller au boulot. Actuellement, je m'occupe des filles à temps plein et ce n'est pas toujours une partie de plaisir mais elles me permettent de me sanctifier !


Mais maintenant place au sujet, LE sujet, l'amour l'amour l'amour !



J'ai tout juste 18 ans et j'étais sur le parking de l'école, prête à partir en week-end chez une amie. Mon regard a croisé celui de son frère qui était venu nous chercher et là... LA CLAQUE... Mon cœur bat la chamade et depuis ça ne s'arrête plus (enfin presque) ! Assez rapidement, il me fait comprendre que c'est réciproque. Mais alors que fait-on ?


Nos parents sont mis dans la confidence, alors qu'avant, ils étaient plutôt les derniers avertis pour ma part ! Leur précieux conseil restera ancré dans nos cœurs et nos intelligences jusqu’à notre mariage.

" Ne faites rien qui pourrait entraver votre liberté ! "


Je me confie de temps en temps aux sœurs qui tiennent le lycée où je suis pensionnaire, à l’aumônier de l’école, à des amis prêtres. Placer cette relation entre les mains du Seigneur, avoir de bons conseils, cela était primordial pour moi.


Au bout de quelques semaines hors du temps, où mes pensées n’allaient que vers Géraud toute la journée durant, je me suis simplement posée devant Jésus. Je réfléchis à ce que veux, ce que j'espère, ce que je cherche et ce que je suis prête à donner. Pas besoin de beaucoup de temps pour comprendre que comme pour toute personne, mon cœur est fragile et je ne veux pas souffrir d’une relation sans lendemain.



Pour être sûre que c’est « le bon » on doit se connaître, rester libre et parler en vérité sans faux-semblant. J’ai de la chance une fois de plus, parce qu’il pense tout pareil. Quelques mois plus tard, on parle alors de mariage, comme la suite logique de ce que nous vivons.


Je suis en terminale, lui va entrer en école d’œnologie, en master 1. Autant dire que le mariage, ce n’est pas pour maintenant mais le désir est dans notre cœur. On commence donc à avancer clairement dans ce sens. Bac en poche, je suis de retour chez mes parents pour mes études à Paris, et lui s’installe à Dijon pour son école. Même si nous nous aimions follement, il fallait que j’ai un diplôme en poche et qu’il termine son école avant de pouvoir nous marier...


C’était long d’attendre certes, mais j’avais aussi besoin de ces 3 ans pour me construire en tant que femme adulte, j’avais besoin de vivre ce que tous les jeunes de mon âge vivent. Les adieux déchirants sur le quais de gare, on a connu cela des centaines de fois... Mais au moins, cela me confortait dans l’idée que oui, Géraud, c’est LE bon !


Et chemin faisant, vous avez donc pensé de plus en plus concrètement au mariage ?

Au bout d’un an de relation , nous faisons le pas d’aller voir le prêtre qui nous mariera deux ans plus tard. On lui parle de notre désir de se marier et d’être accompagné dans notre cheminement. On se retrouve tous les 2 mois à peu près, on parle de nous, de notre Foi, du mariage chrétien. Accompagnés de 10000 bouquins (je pense en particulier à : Élisabeth et Félix Leseur: Itinéraire spirituel d'un couple de Bernadette Chovelon, que vous pouvez trouver ici) , on réalise peu à peu que notre vocation n’est pas seulement le mariage, mais

d’être un Saint couple, quel programme ! Et le programme de toute une vie.



Pas facile d’être à fond dans le monde d’aujourd’hui... Avec en parallèle la volonté de s’engager pour toujours et la culture du provisoire, le règne du confort, du plaisir, de l'individualisme... Alors que mes amis d'école enchaînent les histoires sans lendemain, je ne pense qu’à construire une relation forte et solide avec Géraud, pour fonder ma famille sur de belles et fortes bases. Au dernier rang de notre classe de TD, on parle, on discute, on échange nos points de vues, avec mes deux copines musulmanes, les deux athées et les deux catho, chacun d'horizon très différent... C’est riche et j’en garde un super souvenir !


J’avais tellement peur d’être (mal) jugée si je leur disais que j’allais me marier. Au bout d’un an d’études, une fois que l’on avait fixé notre date de fiançailles, j’arrive en cours avec une petite appréhension, j’annonce la nouvelle et qu’elle ne fut pas ma surprise de voir leurs réactions ! Elles sont toutes heureuses, me félicitent, et certaines m’avouent même m’envier…


Finalement à chaque annonce, passée la surprise, les personnes sont plutôt admiratives de voir des jeunes capables de s’engager ! La seule réaction négative que j’ai entendu, plusieurs fois, fut que je ne profiterais pas de ma jeunesse et que c’était dommage.


Seulement pour moi, profiter c’est un peu égoïste, et je ne voulais pas faire parti de ce clan là. Je voulais aimer Géraud, et cela pour la vie. Je ne voulais pas profiter d’autres gars avant, "pour voir", je ne voulais pas attendre d’avoir 10 ans de plus pour me marier comme tout le monde... Parce que ma vie sans Géraud, cela n’avait pas de sens, pas de goût !



Pour la préparation au mariage, nous avons donc vu régulièrement le prêtre qui nous a accompagné et marié. En plus de ces RDV profonds et réguliers, s'ajoutaient des lectures, des temps de prière perso et à deux, beaucoup de réflexion et de discussions... Nous avons aussi fait le parcours mis en place dans ma paroisse, avec 3 RDV avec un couple accompagnateur et 3 RDV avec tous les couples de fiancés de la session, nous étions une trentaine. Une autre chose nous a beaucoup portés et apporté : nous avons fait une retraite spirituelle pour fiancés, au foyer de charité de la Part Dieu, prêchée par Monseigneur le Gal.


Comme nous avons choisi de vivre notre sexualité et notre fertilité en cohérence avec ce que notre Mère l'Eglise nous conseille, nous nous sommes aussi intéressés à ce sujet et à la formation concrète. Je le conseille d'ailleurs à tous les couples et cela s'insère parfaitement dans la préparation du mariage et de la vie à deux. En plus de ce sujet qui me semble capital, je pense qu'il aussi parler de la gestion de l'argent et du rapport que chacun a avec cela. C'est facile de penser que l'autre pense comme nous, mais en fait, non ! Cela peut très vite être un sujet de tension, alors il faut en parler, parler, parler ! A mon avis, il faut aussi parler de confiance mutuelle et aussi cela, à long terme et à la longue. Un dernier mot : tant pis si le bon mode de fonctionnement du couple n'est pas celui qu'on voit en majorité. Chaque personne est unique, chaque couple et mariage aussi !



Puis, vous vous êtes donc mariés et cela a été le début de la grande aventure de votre vie ensemble...



Une fois mariés on pourrait penser que ça y est tout est passé , tout est fait et qu’on peut "profiter" et se reposer sur ses acquis, mais non.

Le jour de notre mariage c’est le début de tout ! Le début des grands projets à réaliser,

le début du reste de ma vie, à ses côtés, et lui à mes côtés.


Géraud est mon amant, mon meilleur ami, mon confident. Si un de ces trois aspects n’est pas de la partie, tout dégringole ! Et pour que cela dure éternellement, il est indispensable de prendre soins de nous, de nous chouchouter avant de penser aux autres. Il faut que l'on prenne du temps pour nous, chacun personnellement et pour notre couple !


Si notre couple est bancal, tout le reste le sera. Parfois, je ne cache pas que c’est difficile. Pris dans le train-train quotidien avec deux jeunes enfants, cela peut vite déraper. Alors dans ces moments-là, on prend le taureau par les cornes, on se bouscule, on remet en place ce qui a besoin de l'être. On prend le temps de mettre les choses à plat, on remet ça dans les mains du Seigneur et on repart ! On peut s’aider de certains outils, très bien conçus pour cela. Je pense notamment au travail de Soazig, les carnets Save Your Love Date. (Plus d'infos ici sur cet article du blog et le site internet) On est en plein dans l’aventure et c’est très sympa de creuser les sujets qu’on pensait connaître par cœur !



Certains hésitent à avancer, à s'engager, à se fiancer, à se marier...

Alors à vous tous qui hésitez, à vous fiancer, j’aimerais vous dire que cette étape ne vous engage à rien (et comme les grands-mères et les tantes du cousin de la nièce aiment le dire), elles sont faites pour être rompu (si besoin).

Restez libre !

Les fiançailles c’est un moment qui vous est accordé pour réfléchir ensemble, discerner , vous connaître mieux, dans vos familles, dans vos groupes d’amis...

Créer un trio de choc avec le Seigneur.

Eh non, ce n’est pas juste le temps de choisir la couleur du cortège ou des faire-parts, la robe, un traiteur, un photographe, un château et une destination de voyage exceptionnelle.

A vous tous qui hésitez à vous marier, prenez le temps de découvrir votre fiancé(e) sous un autre regard que dans une relation exclusive bien tentante, ouvrez vous au monde qui vous entoure, vivez de beaux moments ensemble avec vos amis, vos familles respectives (et oui c’est important, parce que souvent en voyant beau papa et belle maman, on peut y percevoir des traits de caractères plus ou moins appréciable de notre chéri !).

Faites aussi encore des choses seul chacun de votre côté, restez disponible à vos amis, ne vous enfermez pas dans le plaisir du temps partagé avec votre fiancé(e).

Vous aurez 50ans (ou plus !) pour le faire une fois que vous serez mariés ! Et vous en profiterez d’autant plus après !


Si vous avez besoin d‘un coup de pouce (en fait, nous en avons tous besoin !),

votre meilleur allié, c’est Celui qui vous a créé…


Enfin si vous avez besoin d'un petit coup de pouce plus concret pensez à Save Your Love Date, ou la boîte de com' par exemple. (Promis, ni Aude ni moi sommes sponsorisées !)


@saveyourlovedate

Merci Louise pour cet échange et pour toutes ces pistes de réflexion. Pour terminer, selon toi, peut-on mettre à profit le temps où l'on est seul et on attend plus ou moins de rencontrer notre moitié ?


Pour les célibataires, je dirai justement qu'il faut

profiter de ce temps pour approfondir sa vie intérieure, créer une vraie relation avec le Seigneur, prendre du temps pour Lui.


Le temps du célibat et de l'attente, c'est aussi un temps donné pour vivre en étant ouvert au monde, en toute simplicité. Se donner à fond dans ses engagements, petits et grands.


Se donner à fond dans ses études, son travail, avec sa famille. Se donner à fond dans les amitiés et s'y investir réellement. Essayer de créer de belles relations avec des filles comme des garçons, sans non plus être en quête permanente du tant espéré fiancé idéal. Il faut travailler pour être disponible et ouvert à ce que le Seigneur nous montre, ce que d'ailleurs, on ne veut pas toujours forcément voir !



C'est aussi un temps pour se respecter, tel qu'on est, pour être indulgent avec soi-même,

s'aimer comme l'on est, comme le Seigneur nous a créé.


Il faut en profiter pour régler ses problématiques perso et travailler sur ses blessures, son histoire. Un temps pour connaître nos faiblesses, nos blessures, nos axes d'efforts. Non pas pour les vaincre, les "gommer", les oublier...

Mais pour être une meilleure version de nous-même, pour progresser, pour grandir. Pour ÊTRE finalement, être pleinement celle ou celui que le Seigneur a façonné !


Pour être et pour aimer, le but ultime de notre vie.

Aimer, ce qui ne commence pas le jour où l'on rencontre notre moitié, nous sommes appelés à un Amour vrai, fraternel et profond avec chaque personne qui nous entoure. Alors, en avant, célibataire, fiancé, marié, quelque que soit votre situation... En avant, aimons...




"𝓙'𝓪𝓾𝓻𝓪𝓲𝓼 𝓫𝓮𝓪𝓾 𝓹𝓪𝓻𝓵𝓮𝓻 𝓽𝓸𝓾𝓽𝓮𝓼 𝓵𝓮𝓼 𝓵𝓪𝓷𝓰𝓾𝓮𝓼 𝓭𝓮𝓼 𝓱𝓸𝓶𝓶𝓮𝓼 𝓮𝓽 𝓭𝓮𝓼 𝓪𝓷𝓰𝓮𝓼, 𝓼𝓲 𝓳𝓮 𝓷'𝓪𝓲 𝓹𝓪𝓼 𝓵𝓪 𝓬𝓱𝓪𝓻𝓲𝓽é, 𝓼'𝓲𝓵 𝓶𝓮 𝓶𝓪𝓷𝓺𝓾𝓮 𝓵'𝓐𝓶𝓸𝓾𝓻, 𝓳𝓮 𝓷𝓮 𝓼𝓾𝓲𝓼 𝓺𝓾'𝓾𝓷 𝓬𝓾𝓲𝓿𝓻𝓮 𝓺𝓾𝓲 𝓻é𝓼𝓸𝓷𝓷𝓮, 𝓾𝓷𝓮 𝓬𝔂𝓶𝓫𝓪𝓵𝓮 𝓻𝓮𝓽𝓮𝓷𝓽𝓲𝓼𝓼𝓪𝓷𝓽𝓮.


𝓠𝓾𝓪𝓷𝓭 𝓳'𝓪𝓾𝓻𝓪𝓲𝓼 𝓵𝓮 𝓭𝓸𝓷 𝓭𝓮 𝓹𝓻𝓸𝓹𝓱é𝓽𝓲𝓮, 𝓺𝓾𝓮 𝓳𝓮 𝓬𝓸𝓷𝓷𝓪î𝓽𝓻𝓪𝓲𝓼 𝓽𝓸𝓾𝓼 𝓵𝓮𝓼 𝓶𝔂𝓼𝓽è𝓻𝓮𝓼 𝓮𝓽 𝓺𝓾𝓮 𝓳𝓮 𝓹𝓸𝓼𝓼é𝓭𝓮𝓻𝓪𝓲𝓼 𝓽𝓸𝓾𝓽𝓮 𝓼𝓬𝓲𝓮𝓷𝓬𝓮, 𝓺𝓾𝓪𝓷𝓭 𝓳'𝓪𝓾𝓻𝓪𝓲𝓼 𝓶ê𝓶𝓮 𝓽𝓸𝓾𝓽𝓮 𝓵𝓪 𝓕𝓸𝓲, 𝓳𝓾𝓼𝓺𝓾'à 𝓽𝓻𝓪𝓷𝓼𝓹𝓸𝓻𝓽𝓮𝓻 𝓵𝓮𝓼 𝓶𝓸𝓷𝓽𝓪𝓰𝓷𝓮𝓼, 𝓼𝓲 𝓳𝓮 𝓷'𝓪𝓲 𝓹𝓪𝓼 𝓵𝓪 𝓬𝓱𝓪𝓻𝓲𝓽é, 𝓳𝓮 𝓷𝓮 𝓼𝓾𝓲𝓼 𝓻𝓲𝓮𝓷.


𝓠𝓾𝓪𝓷𝓭 𝓳𝓮 𝓭𝓲𝓼𝓽𝓻𝓲𝓫𝓾𝓮𝓻𝓪𝓲𝓼 𝓽𝓸𝓾𝓼 𝓶𝓮𝓼 𝓫𝓲𝓮𝓷𝓼 𝓹𝓸𝓾𝓻 𝓵𝓪 𝓷𝓸𝓾𝓻𝓻𝓲𝓽𝓾𝓻𝓮 𝓭𝓮𝓼 𝓹𝓪𝓾𝓿𝓻𝓮𝓼, 𝓺𝓾𝓪𝓷𝓭 𝓳𝓮 𝓵𝓲𝓿𝓻𝓮𝓻𝓪𝓲𝓼 𝓶𝓸𝓷 𝓬𝓸𝓻𝓹𝓼 𝓪𝓾𝔁 𝓯𝓵𝓪𝓶𝓶𝓮𝓼, 𝓼𝓲 𝓳𝓮 𝓷'𝓪𝓲 𝓹𝓪𝓼 𝓵𝓪 𝓬𝓱𝓪𝓻𝓲𝓽é, 𝓽𝓸𝓾𝓽 𝓬𝓮𝓵𝓪 𝓷𝓮 𝓶𝓮 𝓼𝓮𝓻𝓽 𝓭𝓮 𝓻𝓲𝓮𝓷."


𝓢𝓪𝓲𝓷𝓽 𝓟𝓪𝓾𝓵 𝓪𝓾𝔁 𝓒𝓸𝓻𝓲𝓷𝓽𝓱𝓲𝓮𝓷𝓼, 1, 13, 1-3.



 
 

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